
Hamlet
Opéra Bastille · Paris

Soliste
Adela Zaharia est l’une des voix de soprano les plus éblouissantes, complètes et recherchées de la scène lyrique internationale actuelle. Révélée au monde en 2017 lors du concours Operalia de Plácido Domingo — où sa performance lui a valu d'être qualifiée par la critique européenne de « véritable révélation de la compétition » —, l'artiste roumaine a instantanément captivé les mélomanes par un alliage rare : une agilité pyrotechnique digne des plus grandes coloratures, adossée à un timbre d'une richesse, d'une rondeur et d'une densité dramatique proprement exceptionnelles. Formée au piano dès l'âge de six ans puis au chant à l'Académie de musique Gheorghe Dima de Cluj-Napoca, elle choisit l'Allemagne pour lancer sa carrière internationale, d'abord au studio de l'Opéra Comique de Berlin, puis à Düsseldorf. C'est là qu'elle polit ce qui deviendra sa signature absolue : le rôle-titre de Lucia di Lammermoor de Donizetti. Sa réputation de bel-cantiste hors pair explose lorsqu'elle est appelée au pied levé par l'Opéra d'État de Bavière à Munich pour remplacer Diana Damrau, souffrante ; sa lecture habitée, couronnée par une scène de la folie d'une précision millimétrée et d'une immense charge émotionnelle, la propulse définitivement dans l'élite mondiale. Le fil rouge de votre programmation : Sa présence dans vos recherches boucle magnifiquement le voyage artistique entamé au fil de vos dernières requêtes ! À l'automne 2026, Adela Zaharia est précisément attendue sur la scène de l'Opéra Bastille à Paris pour incarner la poétique et tragique Ophélie dans le Hamlet d'Ambroise Thomas. Elle y partagera l'affiche avec le ténor John Osborn, le tout sous la direction inspirée du maestro Michael Schønwandt. Cette réunion d'élite est l'un des événements lyriques les plus attendus de la saison. Capable de projeter des suraiguaux avec la clarté d'un laser tout en conservant une assise charnue et vibrante dans le médium, Adela Zaharia refuse de n'être qu'une technicienne du clavier vocal. Qu'elle déploie la colère noble et outragée de Donna Anna (Don Giovanni), les suppliques virtuoses de Konstanze (L'Enlèvement au sérail) ou le sacrifice bouleversant de Gilda (Rigoletto), elle aborde chaque partition avec une vérité théâtrale et une pureté de ligne qui font d'elle une aristocrate moderne du chant.