
Hamlet
Opéra Bastille · Paris

Soliste
Clémentine Margaine possède l'une des voix de mezzo-soprano les plus somptueuses, opulentes et denses du circuit international. Dotée d'un instrument d'une immense envergure, caractérisé par des graves profonds et poitrinés d'une noirceur théâtrale saisissante et d'un aigu percutant capable de survoler sans effort les masses chorales et orchestrales les plus compactes, elle s'inscrit en ligne directe dans la grande tradition des mezzos dramatiques "à la française". Formée au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse (CNSMD) de Paris, sa carrière prend son véritable envol international lorsqu'elle intègre la troupe du Deutsche Oper Berlin. C'est là qu'elle aborde les grands rôles de Verdi et qu'elle peaufine son incarnation de Carmen. Sa lecture du personnage de Mérimée et Bizet évite tous les clichés de la séductrice de pacotille : Margaine campe une Carmen farouche, animale, d'une fierté absolue et d'une insolente liberté, portée par une diction française impeccable. Cette vision magnétique lui vaut d'être invitée par le Metropolitan Opera de New York pour y chanter le rôle, une performance retransmise au cinéma dans le monde entier qui scelle définitivement sa réputation planétaire. La reine mère d'Elseneur : Sa présence au cœur de vos recherches prend tout son sens et vient parachever de manière spectaculaire le casting de la grande production d'automne à l'Opéra Bastille de Paris ! Du 18 septembre au 9 octobre 2026, Clémentine Margaine montera sur scène pour incarner la redoutable Reine Gertrude dans le Hamlet d'Ambroise Thomas. Elle y formera un duo familial d'une immense tension dramatique avec le Hamlet du ténor John Osborn, face à l'Ophélie d'Adela Zaharia, le tout guidé par la baguette experte de Michael Schønwandt. Le rôle de Gertrude est un costume taillé sur mesure pour ses moyens vocaux et ses talents d'actrice. Personnage complexe, tiraillé entre son ambition politique, sa culpabilité de complice et son amour maternel désespéré, la reine y affronte Hamlet dans l'acte III lors d'un duo d'une violence psychologique inouïe. Pour donner la réplique aux accents héroïques d'un ténor ou d'un baryton, il faut une artiste capable de descendre dans l'arène théâtrale avec les tripes et une autorité royale indiscutable. Qu'elle explore les tourments du bel canto tardif, la noirceur des tragédiennes verdiennes ou les subtilités du grand opéra français, Clémentine Margaine impose à chaque apparition une présence scénique impérieuse et un engagement physique total, s'affirmant comme l'une des plus fières ambassadrices de l'école de chant française à travers le monde.