
Rachmaninov, Concerto n°3 - Yefim Bronfman / Thomas Guggeis
Auditorium · Paris

Soliste
Né à Tachkent en 1958, Yefim Bronfman commence son apprentissage du clavier auprès de sa mère avant que sa famille n'émigre en Israël en 1973. C'est aux États-Unis qu'il parachève un artisanat d'élite hors du commun, étudiant au Curtis Institute of Music, à la Juilliard School et au Festival de Marlboro auprès de maîtres légendaires tels que Rudolf Serkin, Leon Fleisher et Arie Vardi. Sa trajectoire internationale est propulsée dès 1975 sous la direction de Zubin Mehta avec l'Orchestre symphonique de Montréal, marquant le début d'une alliance artistique historique avec le maestro et les plus grandes phalanges de la planète. Depuis plus de quatre décennies, Yefim Bronfman est l'invité permanent et vénéré des temples sacrés de la musique, du Carnegie Hall de New York au Festival de Salzbourg, en passant par le Musikverein de Vienne. Il collabore de manière continue avec l'Orchestre philharmonique de Berlin, l'Orchestre philharmonique de New York ou l'Orchestre royal du Concertgebouw d'Amsterdam, sous la baguette des directeurs musicaux les plus influents. Sa monumentale discographie fait autorité : ses enregistrements des concertos de Prokofiev avec Zubin Mehta, de l'intégrale des concertos de Beethoven avec David Zinman, ou encore des œuvres de Bartók demeurent des monuments de clarté de cristal et d'endurance pianistique. Chambriste recherché d'une immense générosité, il a partagé la scène avec Isaac Stern, Yo-Yo Ma, Pinchas Zukerman et le Quatuor Emerson. Sur le plateau de concert, Yefim Bronfman captive l'auditoire par un contraste saisissant : sa silhouette trapue et son humilité absolue cachent une maîtrise technique proprement transcendante. Face aux partitions réputées les plus athlétiques et destructrices, il déploie un calme souverain et une discipline rythmique métronomique. Sa signature sonore se caractérise par une projection colossale qui ne sature jamais l'instrument, doublée d'une science superlative des nuances capable de suspendre le son dans un murmure d'une infinie délicatesse poétique. Refusant catégoriquement toute théâtralité artificielle ou effet de manche, ce grand maître du clavier continue de tracer une voie royale au sommet, chaleureusement admiré comme l'une des consciences pianistiques les plus stables, complètes et universellement respectées de notre époque.
Les dates à venir où cet artiste est programmé.

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