
Dernière mise à jour il y a 22 h
La sonorité de bronze de la grande pianiste géorgienne, sa noblesse de ton, son toucher délicatement chantant, d'une douceur enveloppante, dévoilent les richesses d’un programme aux horizons multiples. L’approche recueillie d’Elisabeth Leonskaja privilégie la grandeur sobre à l’anecdote. Cette recherche constante d’équilibre, éloignée de tout effet facile, atteint des sommets dans les pages dramatiques, où sa profondeur d’expression fait merveille. Son Mozart, volontiers mélancolique, impose ainsi une hauteur de vue peu commune, offrant une lecture pénétrante qui place la densité émotionnelle et la plénitude sonore au cœur de sa vision du compositeur. Après deux incursions dans la musique du XXe siècle, la pianiste clôt son récital avec la Sonate n° 3 de Chopin, un des ouvrages les plus imposants du créateur franco-polonais, épopée puissante autant que célébration du bel canto le plus éloquent.
Entracte
Nocturne no. 4 in F major, op. 15 no. 1: Andante cantabile
Nocturne no. 5 in F‐sharp major, op. 15 no. 2: Larghetto
Nocturne no. 6 in G minor, op. 15 no. 3: Lento

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










