
Dvořák / Saint-Saëns - Alexandra Conunova
Maison de la Radio et de la Musique · Paris
Béatrice et Bénédict est l'ultime œuvre lyrique d'Hector Berlioz, composée entre 1860 et 1862. Basée sur la pièce de William Shakespeare "Beaucoup de bruit pour rien", dont Berlioz a lui-même tiré le livret, cette opéra-comique en deux actes fut une commande pour l'inauguration du nouveau théâtre de Baden-Baden, où elle fut créée en août 1862. L'œuvre témoigne de la fascination durable du compositeur pour le dramaturge anglais, offrant une relecture légère et spirituelle du conflit amoureux entre les deux protagonistes orgueilleux. Musicalement, l'opéra se distingue par son orchestration fine et transparente, loin des effusions grandioses de ses œuvres précédentes comme Les Troyens. Berlioz y déploie une écriture vocale et instrumentale d'une élégance rare, mettant en valeur les joutes verbales et sentimentales par des airs gracieux, des duos pétillants et des ensembles d'une grande finesse. L'ouverture est un chef-d'œuvre de légèreté et de vivacité, tandis que le célèbre Nocturne "Nuit paisible et sereine" pour deux sopranos illustre une veine lyrique d'une exquise délicatesse. Les thèmes centraux sont l'amour masqué par l'ironie et la bataille des sexes. L'œuvre occupe une place singulière dans le catalogue de Berlioz, représentant son adieu à la scène avec un genre moins monumental. Sa réception fut d'abord modeste, l'opéra étant éclipsé par la grandeur de ses ambitions précédentes. Cependant, Béatrice et Bénédict est aujourd'hui reconnue comme une gemme de l'opéra-comique français, saluée pour son esprit, son invention mélodique et son orchestration magistrale. Elle est régulièrement représentée et appréciée pour sa fraîcheur intemporelle et son charme irrésistible.
Béatrice et Bénédict

Maison de la Radio et de la Musique · Paris
Béatrice et Bénédict est l'ultime œuvre lyrique d'Hector Berlioz, composée entre 1860 et 1862. Basée sur la pièce de William Shakespeare "Beaucoup de bruit pour rien", dont Berlioz a lui-même tiré le livret, cette opéra-comique en deux actes fut une commande pour l'inauguration du nouveau théâtre de Baden-Baden, où elle fut créée en août 1862. L'œuvre témoigne de la fascination durable du compositeur pour le dramaturge anglais, offrant une relecture légère et spirituelle du conflit amoureux entre les deux protagonistes orgueilleux. Musicalement, l'opéra se distingue par son orchestration fine et transparente, loin des effusions grandioses de ses œuvres précédentes comme Les Troyens. Berlioz y déploie une écriture vocale et instrumentale d'une élégance rare, mettant en valeur les joutes verbales et sentimentales par des airs gracieux, des duos pétillants et des ensembles d'une grande finesse. L'ouverture est un chef-d'œuvre de légèreté et de vivacité, tandis que le célèbre Nocturne "Nuit paisible et sereine" pour deux sopranos illustre une veine lyrique d'une exquise délicatesse. Les thèmes centraux sont l'amour masqué par l'ironie et la bataille des sexes. L'œuvre occupe une place singulière dans le catalogue de Berlioz, représentant son adieu à la scène avec un genre moins monumental. Sa réception fut d'abord modeste, l'opéra étant éclipsé par la grandeur de ses ambitions précédentes. Cependant, Béatrice et Bénédict est aujourd'hui reconnue comme une gemme de l'opéra-comique français, saluée pour son esprit, son invention mélodique et son orchestration magistrale. Elle est régulièrement représentée et appréciée pour sa fraîcheur intemporelle et son charme irrésistible.
Béatrice et Bénédict

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