
Berlioz, Symphonie fantastique - J. van Zweden / G. Capuçon
Maison de la Radio et de la Musique · Paris
Le Concerto pour violoncelle en si mineur, op. 104, d'Antonín Dvorak, fut composé entre 1894 et 1895 à New York, où le compositeur dirigeait le Conservatoire National. Dvorak, initialement peu enclin à écrire pour le violoncelle en soliste face à l'orchestre, fut inspiré par un concerto de Victor Herbert et surtout par la virtuosité de son ami et dédicataire, le violoncelliste Hanuš Wihan. Cette inspiration majeure aboutit à une œuvre transformant la perception de l'instrument. L'œuvre, en trois mouvements, se distingue par son immense richesse mélodique et sa profondeur émotionnelle. Dvorak déploie une orchestration magistrale, assurant un dialogue équilibré entre le violoncelle soliste et l'orchestre. Le concerto est teinté de nostalgie slave et d'une touche très personnelle : le mouvement lent intègre un thème de sa chanson "Lasst mich allein", lié à un souvenir douloureux. La virtuosité exigée sert toujours l'expression musicale, jamais la simple prouesse technique. Ce concerto est l'une des dernières grandes œuvres orchestrales de Dvorak et le point culminant de sa période américaine, aux côtés de sa Neuvième Symphonie. Sa première mondiale à Londres en 1896, dirigée par Dvorak, fut un succès retentissant. Aujourd'hui, il est universellement reconnu comme le plus grand concerto pour violoncelle jamais écrit, une pièce maîtresse absolue du répertoire. Sa beauté, sa puissance dramatique et son défi technique en font une œuvre vénérée, ayant établi le violoncelle comme un instrument soliste majeur.

Maison de la Radio et de la Musique · Paris

La Seine Musicale · Boulogne-Billancourt
Le Concerto pour violoncelle en si mineur, op. 104, d'Antonín Dvorak, fut composé entre 1894 et 1895 à New York, où le compositeur dirigeait le Conservatoire National. Dvorak, initialement peu enclin à écrire pour le violoncelle en soliste face à l'orchestre, fut inspiré par un concerto de Victor Herbert et surtout par la virtuosité de son ami et dédicataire, le violoncelliste Hanuš Wihan. Cette inspiration majeure aboutit à une œuvre transformant la perception de l'instrument. L'œuvre, en trois mouvements, se distingue par son immense richesse mélodique et sa profondeur émotionnelle. Dvorak déploie une orchestration magistrale, assurant un dialogue équilibré entre le violoncelle soliste et l'orchestre. Le concerto est teinté de nostalgie slave et d'une touche très personnelle : le mouvement lent intègre un thème de sa chanson "Lasst mich allein", lié à un souvenir douloureux. La virtuosité exigée sert toujours l'expression musicale, jamais la simple prouesse technique. Ce concerto est l'une des dernières grandes œuvres orchestrales de Dvorak et le point culminant de sa période américaine, aux côtés de sa Neuvième Symphonie. Sa première mondiale à Londres en 1896, dirigée par Dvorak, fut un succès retentissant. Aujourd'hui, il est universellement reconnu comme le plus grand concerto pour violoncelle jamais écrit, une pièce maîtresse absolue du répertoire. Sa beauté, sa puissance dramatique et son défi technique en font une œuvre vénérée, ayant établi le violoncelle comme un instrument soliste majeur.

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