
Dmitry Masleev piano
Théâtre des Champs Elysées · Paris
Le Moment musical no 5 en ré bémol majeur fait partie du recueil des Six moments musicaux, opus 16, composé par Sergueï Rachmaninoff en 1896, à Moscou. Ces pièces furent écrites en une période relativement courte, alors que le compositeur, encore jeune mais déjà reconnu, traversait une phase de grande fécondité créatrice avant la crise qui suivra l'échec de sa Première Symphonie en 1897. Le titre du recueil rend hommage à Schubert, dont Rachmaninoff admirait la forme brève et expressive, tout en l'inscrivant dans l'esthétique pianistique russe héritée de Tchaïkovski. Sur le plan musical, le cinquième moment se distingue par son caractère lyrique et méditatif, contrastant avec la virtuosité tourmentée d'autres pièces du recueil. Construit sur une mélodie ample et chantante, soutenue par un accompagnement fluide en arpèges, il évoque une intériorité proche du nocturne, avec une écriture harmonique riche en modulations subtiles typiques du style de Rachmaninoff. La texture pianistique, dense mais jamais surchargée, met en valeur la voix médiane, procédé caractéristique de son écriture pianistique ultérieure. Dans le catalogue du compositeur, cette pièce occupe une place charnière, annonçant les grandes œuvres pianistiques à venir, notamment les Préludes et les Études-tableaux. Bien que les Moments musicaux n'aient pas suscité un engouement immédiat comparable à celui du Prélude en ut dièse mineur, ils furent progressivement reconnus pour leur profondeur expressive. Aujourd'hui, le Moment musical no 5 est apprécié pour son équilibre entre lyrisme et raffinement harmonique, et demeure régulièrement interprété en concert comme un exemple accompli du romantisme tardif russe.

Théâtre des Champs Elysées · Paris
Le Moment musical no 5 en ré bémol majeur fait partie du recueil des Six moments musicaux, opus 16, composé par Sergueï Rachmaninoff en 1896, à Moscou. Ces pièces furent écrites en une période relativement courte, alors que le compositeur, encore jeune mais déjà reconnu, traversait une phase de grande fécondité créatrice avant la crise qui suivra l'échec de sa Première Symphonie en 1897. Le titre du recueil rend hommage à Schubert, dont Rachmaninoff admirait la forme brève et expressive, tout en l'inscrivant dans l'esthétique pianistique russe héritée de Tchaïkovski. Sur le plan musical, le cinquième moment se distingue par son caractère lyrique et méditatif, contrastant avec la virtuosité tourmentée d'autres pièces du recueil. Construit sur une mélodie ample et chantante, soutenue par un accompagnement fluide en arpèges, il évoque une intériorité proche du nocturne, avec une écriture harmonique riche en modulations subtiles typiques du style de Rachmaninoff. La texture pianistique, dense mais jamais surchargée, met en valeur la voix médiane, procédé caractéristique de son écriture pianistique ultérieure. Dans le catalogue du compositeur, cette pièce occupe une place charnière, annonçant les grandes œuvres pianistiques à venir, notamment les Préludes et les Études-tableaux. Bien que les Moments musicaux n'aient pas suscité un engouement immédiat comparable à celui du Prélude en ut dièse mineur, ils furent progressivement reconnus pour leur profondeur expressive. Aujourd'hui, le Moment musical no 5 est apprécié pour son équilibre entre lyrisme et raffinement harmonique, et demeure régulièrement interprété en concert comme un exemple accompli du romantisme tardif russe.

Théâtre des Champs Elysées · Paris