
Schubert, Quatuor "Rosamunde" / Sohy, Quatuor n°2
Maison de la Radio et de la Musique · Paris
Le Quatuor à cordes n°13 en la mineur, D 804, dit "Rosamunde", de Franz Schubert, fut composé en février et mars 1824. Cette période est marquée par une profonde crise personnelle et physique pour le compositeur, confronté à la maladie et à un sentiment d'isolement. L'œuvre n'a pas fait l'objet d'une commande spécifique, mais elle tire son surnom de l'Andante qui en constitue le deuxième mouvement, une série de variations sur un thème extrait de sa musique de scène pour la pièce Rosamunde, Fürstin von Zypern (D 797), créée l'année précédente. Ce réemploi confère au quatuor une atmosphère de tendre mélancolie et de souvenir. Musicalement, le "Rosamunde" se distingue par son lyrisme poignant et son caractère introspectif. Écrit dans une tonalité mineure, il est empreint d'une douce tristesse et d'une résignation élégiaque. Le premier mouvement, Allegro ma non troppo, établit ce ton avec ses mélodies fluides et expressives. Le célèbre Andante, au cœur de l'œuvre, déploie des variations d'une beauté désarmante. Le Menuetto, bien que dansant, conserve une gravité sous-jacente, et le finale, Allegro moderato, n'apporte pas de résolution triomphante mais plutôt une conclusion réfléchie, typique de l'écriture tardive de Schubert. Ce quatuor est le premier des trois grands quatuors à cordes de la maturité de Schubert, précédant "La Jeune Fille et la Mort" et le Quatuor en sol majeur. Il marque un tournant dans l'écriture de chambre du compositeur, qui s'affranchit des modèles classiques pour exprimer une subjectivité plus profonde. Non publié ni exécuté en public du vivant de Schubert, il fut probablement créé en privé par le Quatuor Schuppanzigh. Aujourd'hui, il est considéré comme une œuvre majeure du répertoire, unanimement admiré pour sa profondeur émotionnelle, sa richesse mélodique et sa sincérité désarmante, témoignant du génie de Schubert à transcender la souffrance en pure beauté.
Quatuor à cordes n°13 "Rosamunde"

Maison de la Radio et de la Musique · Paris
Le Quatuor à cordes n°13 en la mineur, D 804, dit "Rosamunde", de Franz Schubert, fut composé en février et mars 1824. Cette période est marquée par une profonde crise personnelle et physique pour le compositeur, confronté à la maladie et à un sentiment d'isolement. L'œuvre n'a pas fait l'objet d'une commande spécifique, mais elle tire son surnom de l'Andante qui en constitue le deuxième mouvement, une série de variations sur un thème extrait de sa musique de scène pour la pièce Rosamunde, Fürstin von Zypern (D 797), créée l'année précédente. Ce réemploi confère au quatuor une atmosphère de tendre mélancolie et de souvenir. Musicalement, le "Rosamunde" se distingue par son lyrisme poignant et son caractère introspectif. Écrit dans une tonalité mineure, il est empreint d'une douce tristesse et d'une résignation élégiaque. Le premier mouvement, Allegro ma non troppo, établit ce ton avec ses mélodies fluides et expressives. Le célèbre Andante, au cœur de l'œuvre, déploie des variations d'une beauté désarmante. Le Menuetto, bien que dansant, conserve une gravité sous-jacente, et le finale, Allegro moderato, n'apporte pas de résolution triomphante mais plutôt une conclusion réfléchie, typique de l'écriture tardive de Schubert. Ce quatuor est le premier des trois grands quatuors à cordes de la maturité de Schubert, précédant "La Jeune Fille et la Mort" et le Quatuor en sol majeur. Il marque un tournant dans l'écriture de chambre du compositeur, qui s'affranchit des modèles classiques pour exprimer une subjectivité plus profonde. Non publié ni exécuté en public du vivant de Schubert, il fut probablement créé en privé par le Quatuor Schuppanzigh. Aujourd'hui, il est considéré comme une œuvre majeure du répertoire, unanimement admiré pour sa profondeur émotionnelle, sa richesse mélodique et sa sincérité désarmante, témoignant du génie de Schubert à transcender la souffrance en pure beauté.
Quatuor à cordes n°13 "Rosamunde"

Maison de la Radio et de la Musique · Paris