
Rusalka
Opéra National du Capitole · Toulouse
Rusalka, opéra en trois actes achevé en 1900 et créé le 31 mars 1901 au Théâtre national de Prague, est composé par Antonín Dvořák sur un livret de Jaroslav Kvapil, lui-même inspiré des contes d’Andersen et de la légende d’Undine popularisée par Fouqué et Friedrich de La Motte. Il ne s’agit pas d’une commande, mais d’un projet personnel né de la volonté du compositeur, alors au sommet de sa maturité, de conquérir la scène lyrique nationale tchèque après plusieurs tentatives moins abouties. Sur le plan musical, Rusalka marie un lyrisme mélodique profondément enraciné dans le folklore tchèque à une orchestration somptueuse influencée par Wagner, notamment dans l’usage de leitmotive associés aux personnages et aux éléments naturels. L’œuvre explore les thèmes de l’amour impossible, de la frontière entre monde surnaturel et monde humain, et du sacrifice, incarnés par la figure centrale de l’ondine Rusalka, dont l’air Chant à la lune est devenu l’une des pages les plus célèbres de tout le répertoire lyrique. Neuvième et dernier opéra achevé de Dvořák, Rusalka constitue l’aboutissement de sa production scénique et reste, avec ses symphonies et ses concertos, l’un des sommets de son catalogue. Accueilli avec enthousiasme dès sa création à Prague, l’ouvrage devint rapidement un pilier du répertoire tchèque, tout en demeurant longtemps méconnu à l’étranger. Depuis la seconde moitié du XXe siècle, il s’est imposé sur les plus grandes scènes internationales, reconnu comme un chef-d’œuvre de l’opéra romantique tardif.
Rusalka
Rusalka, opéra en trois actes achevé en 1900 et créé le 31 mars 1901 au Théâtre national de Prague, est composé par Antonín Dvořák sur un livret de Jaroslav Kvapil, lui-même inspiré des contes d’Andersen et de la légende d’Undine popularisée par Fouqué et Friedrich de La Motte. Il ne s’agit pas d’une commande, mais d’un projet personnel né de la volonté du compositeur, alors au sommet de sa maturité, de conquérir la scène lyrique nationale tchèque après plusieurs tentatives moins abouties. Sur le plan musical, Rusalka marie un lyrisme mélodique profondément enraciné dans le folklore tchèque à une orchestration somptueuse influencée par Wagner, notamment dans l’usage de leitmotive associés aux personnages et aux éléments naturels. L’œuvre explore les thèmes de l’amour impossible, de la frontière entre monde surnaturel et monde humain, et du sacrifice, incarnés par la figure centrale de l’ondine Rusalka, dont l’air Chant à la lune est devenu l’une des pages les plus célèbres de tout le répertoire lyrique. Neuvième et dernier opéra achevé de Dvořák, Rusalka constitue l’aboutissement de sa production scénique et reste, avec ses symphonies et ses concertos, l’un des sommets de son catalogue. Accueilli avec enthousiasme dès sa création à Prague, l’ouvrage devint rapidement un pilier du répertoire tchèque, tout en demeurant longtemps méconnu à l’étranger. Depuis la seconde moitié du XXe siècle, il s’est imposé sur les plus grandes scènes internationales, reconnu comme un chef-d’œuvre de l’opéra romantique tardif.
Rusalka