
Sand, Liszt et l’eau
Philharmonie de Paris · Paris
La Sonate en si mineur S.178 de Franz Liszt, composée entre 1852 et 1853, marque une période charnière pour le compositeur, alors établi à Weimar comme Kapellmeister et se consacrant intensément à la composition. Il s'agit d'une œuvre personnelle, non commandée, et dédiée à Robert Schumann, en geste de respect mutuel, bien que la santé mentale de ce dernier ait déjà commencé à décliner à cette époque. Elle incarne le désir de Liszt de transcender les formes musicales traditionnelles. Cette composition monobloc est une prouesse formelle révolutionnaire, intégrant les fonctions structurelles de plusieurs mouvements (un allegro, un adagio, un scherzo et un finale) au sein d'une seule et vaste arche, un procédé souvent qualifié de "double fonction" ou de "métamorphose thématique". Liszt y développe un petit nombre de motifs fondamentaux qui subissent des transformations continues, générant une prodigieuse gamme d'expressions, de l'héroïsme au lyrisme intime, de la fureur dramatique à la sérénité méditative, le tout porté par une virtuosité pianistique extrême au service d'un discours unifié. Considérée comme l'apogée de sa production pour piano seul, la Sonate en si mineur fut initialement accueillie avec une perplexité, voire une hostilité marquée par ses contemporains, beaucoup la jugeant trop longue, trop moderne ou incompréhensible. Des figures comme Clara Schumann l'ont désapprouvée. Aujourd'hui, elle est universellement reconnue comme un chef-d'œuvre incontournable du répertoire pianistique romantique, un jalon majeur pour son audace structurelle, sa profondeur expressive et son impact durable sur le développement de la musique pour clavier.
Sonate en si mineur

Philharmonie de Paris · Paris
La Sonate en si mineur S.178 de Franz Liszt, composée entre 1852 et 1853, marque une période charnière pour le compositeur, alors établi à Weimar comme Kapellmeister et se consacrant intensément à la composition. Il s'agit d'une œuvre personnelle, non commandée, et dédiée à Robert Schumann, en geste de respect mutuel, bien que la santé mentale de ce dernier ait déjà commencé à décliner à cette époque. Elle incarne le désir de Liszt de transcender les formes musicales traditionnelles. Cette composition monobloc est une prouesse formelle révolutionnaire, intégrant les fonctions structurelles de plusieurs mouvements (un allegro, un adagio, un scherzo et un finale) au sein d'une seule et vaste arche, un procédé souvent qualifié de "double fonction" ou de "métamorphose thématique". Liszt y développe un petit nombre de motifs fondamentaux qui subissent des transformations continues, générant une prodigieuse gamme d'expressions, de l'héroïsme au lyrisme intime, de la fureur dramatique à la sérénité méditative, le tout porté par une virtuosité pianistique extrême au service d'un discours unifié. Considérée comme l'apogée de sa production pour piano seul, la Sonate en si mineur fut initialement accueillie avec une perplexité, voire une hostilité marquée par ses contemporains, beaucoup la jugeant trop longue, trop moderne ou incompréhensible. Des figures comme Clara Schumann l'ont désapprouvée. Aujourd'hui, elle est universellement reconnue comme un chef-d'œuvre incontournable du répertoire pianistique romantique, un jalon majeur pour son audace structurelle, sa profondeur expressive et son impact durable sur le développement de la musique pour clavier.
Sonate en si mineur

Philharmonie de Paris · Paris