
Nobuyuki Tsujii piano
Théâtre des Champs Elysées · Paris
Beethoven's Sonate n°23 « Appassionata » Op. 57, composée entre 1804 et 1806 et publiée en 1807, incarne la période héroïque du compositeur, suivant de près l'esprit de sa Symphonie n°3 « Eroica ». Bien que le surnom d'« Appassionata » ne lui ait été donné qu'en 1838 par un éditeur, il décrit parfaitement le caractère ardent et dramatique de l'œuvre. Dédicacée au Comte Franz von Brunswick, cette sonate en fa mineur est un témoignage puissant de la lutte humaine, exprimant une intensité émotionnelle et une énergie révolutionnaires pour son époque. L'œuvre se compose de trois mouvements. Le premier, Allegro assai, est un déferlement de passions, bâti sur un motif simple mais percutant, déployant une gamme dynamique et des contrastes saisissants. Le deuxième mouvement, Andante con moto, offre un bref répit méditatif sous forme de variations thématiques, avant de se conclure sur une dissonance qui prépare la fureur du finale. Le troisième mouvement, Allegro ma non troppo – Presto, est une tornade incessante d'arpèges et d'accords martelés, d'une vélocité et d'une puissance redoutables, culminant dans une coda au rythme frénétique, presque déchaîné. L'Appassionata est considérée comme l'un des sommets du répertoire pianistique de Beethoven et l'une des trois grandes sonates de sa période médiane. À sa création, elle a dérouté par son audace expressive et ses exigences techniques, mais sa profondeur et sa nouveauté l'ont rapidement hissée au rang des chefs-d'œuvre. Aujourd'hui, elle demeure une pièce fondamentale et emblématique, saluée pour son architecture grandiose, sa force thématique et sa capacité à communiquer des émotions d'une intensité inégalée, consolidant ainsi la vision révolutionnaire de Beethoven.
Sonate n°23 « Appassionata »

Théâtre des Champs Elysées · Paris
Beethoven's Sonate n°23 « Appassionata » Op. 57, composée entre 1804 et 1806 et publiée en 1807, incarne la période héroïque du compositeur, suivant de près l'esprit de sa Symphonie n°3 « Eroica ». Bien que le surnom d'« Appassionata » ne lui ait été donné qu'en 1838 par un éditeur, il décrit parfaitement le caractère ardent et dramatique de l'œuvre. Dédicacée au Comte Franz von Brunswick, cette sonate en fa mineur est un témoignage puissant de la lutte humaine, exprimant une intensité émotionnelle et une énergie révolutionnaires pour son époque. L'œuvre se compose de trois mouvements. Le premier, Allegro assai, est un déferlement de passions, bâti sur un motif simple mais percutant, déployant une gamme dynamique et des contrastes saisissants. Le deuxième mouvement, Andante con moto, offre un bref répit méditatif sous forme de variations thématiques, avant de se conclure sur une dissonance qui prépare la fureur du finale. Le troisième mouvement, Allegro ma non troppo – Presto, est une tornade incessante d'arpèges et d'accords martelés, d'une vélocité et d'une puissance redoutables, culminant dans une coda au rythme frénétique, presque déchaîné. L'Appassionata est considérée comme l'un des sommets du répertoire pianistique de Beethoven et l'une des trois grandes sonates de sa période médiane. À sa création, elle a dérouté par son audace expressive et ses exigences techniques, mais sa profondeur et sa nouveauté l'ont rapidement hissée au rang des chefs-d'œuvre. Aujourd'hui, elle demeure une pièce fondamentale et emblématique, saluée pour son architecture grandiose, sa force thématique et sa capacité à communiquer des émotions d'une intensité inégalée, consolidant ainsi la vision révolutionnaire de Beethoven.
Sonate n°23 « Appassionata »

Théâtre des Champs Elysées · Paris