
Orchestre National de France
Théâtre des Champs Elysées · Paris
Composée en 1977, Tabula rasa est une œuvre pour deux violons, orchestre à cordes et piano préparé signée Arvo Pärt, compositeur estonien alors en pleine transition vers le style qu'il nommera lui-même tintinnabuli. L'œuvre fut créée à Tallinn en 1977 par Gidon Kremer, Tatiana Grindenko, l'orchestre de chambre de Lituanie et le pianiste Alfred Schnittke, dans le cadre du renouveau musical soviétique de l'époque. Elle doit une partie de sa notoriété internationale à sa parution en 1984 sur le label ECM, qui contribua à faire connaître Pärt en Occident. L'œuvre se compose de deux mouvements, Ludus et Silentium, construits sur les principes fondateurs du tintinnabuli : une voix mélodique se déplace en degrés conjoints tandis qu'une voix dite tintinnabulante égrène les notes de l'accord de tonique, créant une sonorité dépouillée, quasi méditative, empreinte de spiritualité. Le titre, qui signifie table rase, évoque à la fois un retour à l'essentiel après l'abandon des techniques sérielles et une dimension métaphysique de silence et de vide fécond. Tabula rasa occupe une place charnière dans le catalogue de Pärt, marquant l'aboutissement de sa maturité stylistique après plusieurs années de silence créatif consacrées à l'étude du chant grégorien et de la polyphonie ancienne. Accueillie avec un intérêt grandissant, l'œuvre est aujourd'hui considérée comme l'une des pièces fondatrices du minimalisme spirituel, régulièrement jouée et enregistrée, et elle demeure une porte d'entrée privilégiée vers l'univers du compositeur.
Tabula rasa

Théâtre des Champs Elysées · Paris
Composée en 1977, Tabula rasa est une œuvre pour deux violons, orchestre à cordes et piano préparé signée Arvo Pärt, compositeur estonien alors en pleine transition vers le style qu'il nommera lui-même tintinnabuli. L'œuvre fut créée à Tallinn en 1977 par Gidon Kremer, Tatiana Grindenko, l'orchestre de chambre de Lituanie et le pianiste Alfred Schnittke, dans le cadre du renouveau musical soviétique de l'époque. Elle doit une partie de sa notoriété internationale à sa parution en 1984 sur le label ECM, qui contribua à faire connaître Pärt en Occident. L'œuvre se compose de deux mouvements, Ludus et Silentium, construits sur les principes fondateurs du tintinnabuli : une voix mélodique se déplace en degrés conjoints tandis qu'une voix dite tintinnabulante égrène les notes de l'accord de tonique, créant une sonorité dépouillée, quasi méditative, empreinte de spiritualité. Le titre, qui signifie table rase, évoque à la fois un retour à l'essentiel après l'abandon des techniques sérielles et une dimension métaphysique de silence et de vide fécond. Tabula rasa occupe une place charnière dans le catalogue de Pärt, marquant l'aboutissement de sa maturité stylistique après plusieurs années de silence créatif consacrées à l'étude du chant grégorien et de la polyphonie ancienne. Accueillie avec un intérêt grandissant, l'œuvre est aujourd'hui considérée comme l'une des pièces fondatrices du minimalisme spirituel, régulièrement jouée et enregistrée, et elle demeure une porte d'entrée privilégiée vers l'univers du compositeur.
Tabula rasa

Théâtre des Champs Elysées · Paris