
Liszt, confidences et passions
Philharmonie de Paris · Paris
Franz Liszt a composé Tasso, Lamento e Trionfo (S. 96) entre 1849 et 1854, durant sa période de Weimar. Cette œuvre, le deuxième de ses treize poèmes symphoniques, est inspirée par le drame de Goethe "Torquato Tasso" et le poème de Byron "Le Lamento du Tasse", dépeignant le destin tragique du poète de la Renaissance, emprisonné et marginalisé, mais finalement reconnu. Liszt y explore le thème de l'artiste maudit, sujet qui lui était cher, et sa rédemption posthume, transformant la souffrance en gloire. L'œuvre est un exemple éloquent de la technique de transformation thématique de Liszt. Elle s'articule autour d'un motif initial, un lamento mélancolique et plaintif, qui évolue progressivement tout au long de la composition pour aboutir à un thème triomphant et majestueux. Cette structure narrative reflète le parcours du poète de la douleur à l'apothéose. Tasso est une pierre angulaire dans le catalogue de Liszt, affirmant sa vision du poème symphonique comme une forme libre, guidée par un programme extramusical et une dramaturgie interne intense, une innovation majeure pour l'époque. À sa création en 1854 à Weimar, sous la baguette du compositeur, Tasso a suscité des réactions mitigées, caractéristique de la réception des œuvres programmatiques novatrices de Liszt. Certains critiques saluaient son audace et son expressivité, tandis que d'autres déploraient son éloignement des formes classiques. Aujourd'hui, Tasso est reconnu comme une œuvre fondamentale du répertoire romantique, non seulement pour sa beauté musicale et sa richesse émotionnelle, mais aussi pour son rôle crucial dans le développement du poème symphonique et son influence durable sur la musique du XIXe siècle, perpétuant le mythe de l'artiste incompris.
Tasso, Lamento e Trionfo

Philharmonie de Paris · Paris
Franz Liszt a composé Tasso, Lamento e Trionfo (S. 96) entre 1849 et 1854, durant sa période de Weimar. Cette œuvre, le deuxième de ses treize poèmes symphoniques, est inspirée par le drame de Goethe "Torquato Tasso" et le poème de Byron "Le Lamento du Tasse", dépeignant le destin tragique du poète de la Renaissance, emprisonné et marginalisé, mais finalement reconnu. Liszt y explore le thème de l'artiste maudit, sujet qui lui était cher, et sa rédemption posthume, transformant la souffrance en gloire. L'œuvre est un exemple éloquent de la technique de transformation thématique de Liszt. Elle s'articule autour d'un motif initial, un lamento mélancolique et plaintif, qui évolue progressivement tout au long de la composition pour aboutir à un thème triomphant et majestueux. Cette structure narrative reflète le parcours du poète de la douleur à l'apothéose. Tasso est une pierre angulaire dans le catalogue de Liszt, affirmant sa vision du poème symphonique comme une forme libre, guidée par un programme extramusical et une dramaturgie interne intense, une innovation majeure pour l'époque. À sa création en 1854 à Weimar, sous la baguette du compositeur, Tasso a suscité des réactions mitigées, caractéristique de la réception des œuvres programmatiques novatrices de Liszt. Certains critiques saluaient son audace et son expressivité, tandis que d'autres déploraient son éloignement des formes classiques. Aujourd'hui, Tasso est reconnu comme une œuvre fondamentale du répertoire romantique, non seulement pour sa beauté musicale et sa richesse émotionnelle, mais aussi pour son rôle crucial dans le développement du poème symphonique et son influence durable sur la musique du XIXe siècle, perpétuant le mythe de l'artiste incompris.
Tasso, Lamento e Trionfo

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