
Vaincre les démons
Eglise Saint-Philippe-du-Roule · Paris
Trois femmes de légende est un triptyque pour piano composé par Mel Bonis au début du XXe siècle, période où la compositrice, tout en menant une vie familiale discrète, poursuit une activité créatrice intense encouragée par son ancien condisciple et confident Amédée Hettich. L'œuvre s'inscrit dans le goût de l'époque pour les figures féminines mythiques ou littéraires, chacune des trois pièces évoquant un portrait musical, entre Salomé, Ophélie et Viviane, figures incarnant la séduction, la folie et la magie. Sur le plan musical, l'œuvre témoigne du langage harmonique raffiné de Bonis, héritier de César Franck mais ouvert aux couleurs impressionnistes contemporaines de Debussy et Fauré. L'écriture pianistique, dense et virtuose, privilégie les arabesques mélodiques, les modulations chromatiques subtiles et une utilisation expressive du registre grave pour suggérer l'atmosphère envoûtante et parfois tragique de chaque héroïne. Dans le catalogue de Bonis, riche de plus de trois cents œuvres, ce triptyque occupe une place significative parmi les pièces de caractère pour piano, aux côtés d'autres évocations poétiques ou orientalisantes. À sa création, l'œuvre bénéficie d'un accueil discret, à l'image de la carrière de la compositrice, longtemps freinée par les conventions sociales pesant sur les femmes musiciennes de son temps. Longtemps méconnue, Trois femmes de légende connaît depuis les années 1990 un regain d'intérêt notable, porté par la redécouverte plus large de l'œuvre de Mel Bonis et par l'intérêt renouvelé des interprètes pour le répertoire pianistique féminin français de la Belle Époque.

Eglise Saint-Philippe-du-Roule · Paris

Eglise Saint-Philippe-du-Roule · Paris
Trois femmes de légende est un triptyque pour piano composé par Mel Bonis au début du XXe siècle, période où la compositrice, tout en menant une vie familiale discrète, poursuit une activité créatrice intense encouragée par son ancien condisciple et confident Amédée Hettich. L'œuvre s'inscrit dans le goût de l'époque pour les figures féminines mythiques ou littéraires, chacune des trois pièces évoquant un portrait musical, entre Salomé, Ophélie et Viviane, figures incarnant la séduction, la folie et la magie. Sur le plan musical, l'œuvre témoigne du langage harmonique raffiné de Bonis, héritier de César Franck mais ouvert aux couleurs impressionnistes contemporaines de Debussy et Fauré. L'écriture pianistique, dense et virtuose, privilégie les arabesques mélodiques, les modulations chromatiques subtiles et une utilisation expressive du registre grave pour suggérer l'atmosphère envoûtante et parfois tragique de chaque héroïne. Dans le catalogue de Bonis, riche de plus de trois cents œuvres, ce triptyque occupe une place significative parmi les pièces de caractère pour piano, aux côtés d'autres évocations poétiques ou orientalisantes. À sa création, l'œuvre bénéficie d'un accueil discret, à l'image de la carrière de la compositrice, longtemps freinée par les conventions sociales pesant sur les femmes musiciennes de son temps. Longtemps méconnue, Trois femmes de légende connaît depuis les années 1990 un regain d'intérêt notable, porté par la redécouverte plus large de l'œuvre de Mel Bonis et par l'intérêt renouvelé des interprètes pour le répertoire pianistique féminin français de la Belle Époque.

Eglise Saint-Philippe-du-Roule · Paris

Eglise Saint-Philippe-du-Roule · Paris