
Orchestre de Paris / Robin Ticciati
Grande Salle Pierre Boulez · Paris

Soliste
Seong-Jin Cho n'est pas seulement l'un des pianistes les plus brillants de sa génération ; il est un véritable phénomène culturel mondial. Sa victoire écrasante au Concours Chopin de Varsovie en 2015 a déclenché en Corée du Sud une "Chopin-mania" sans précédent, propulsant le disque de sa performance en finale au sommet des charts pop de son pays natal. Pourtant, face à ce tourbillon de célébrité, l'homme est resté d'une humilité et d'une discrétion légendaires, canalisant toute son énergie dans une quête obsessionnelle de la perfection sonore. Le jeu de Seong-Jin Cho se caractérise par un équilibre presque miraculeux : d'un côté, une clarté de textures et une maîtrise technique infaillible (chaque note est timbrée avec une précision d'horloger) ; de l'autre, une intériorité poétique, un sens de la nuance et un raffinement du toucher qui évitent toujours l'effet de manche ou la virtuosité gratuite. Il ne brutalise jamais le piano ; il le fait respirer. L'empreinte de l'école française : Bien qu'il ait commencé sa formation en Corée, le parcours de Seong-Jin Cho est intimement lié à la France. En 2012, il s'installe à Paris pour étudier au Conservatoire National Supérieur de Musique (CNSMDP) dans la classe du grand pianiste Michel Béroff. C'est là, au contact de la culture française, qu'il va polir son affinité naturelle pour les couleurs, les parfums et les transparences de Debussy et Ravel, devenant aujourd'hui l'un des interprètes les plus recherchés de ce répertoire pour son art unique du flou artistique maîtrisé. Au fil des ans, Cho a brillamment réussi le piège post-concours qui consiste à rester enfermé dans le costume du "pianiste de Chopin". Ses disques dédiés aux dernières sonates de Schubert, aux concertos de Mozart ou à son dialogue audacieux entre les suites de Haendel et Brahms révèlent un architecte hors pair, capable de tenir des lignes discursives immenses avec une maturité d'ancien. Partenaire de chambre estimé (il joue régulièrement avec le baryton Matthias Goerne), adoubé par des chefs exigeants comme Sir Simon Rattle, Yannick Nézet-Séguin ou Gianandrea Noseda, Seong-Jin Cho s'est imposé comme un aristocrate moderne du clavier, où l'élégance du style s'efface toujours devant la vérité spirituelle de l'œuvre.
Les dates à venir où cet artiste est programmé.

Grande Salle Pierre Boulez · Paris

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Auditorium · Paris

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