Morceaux réservés

Dernière mise à jour il y a 17 h
Parmi les œuvres sacrées qui se sont imposées au répertoire, le Requiem de Fauré occupe une place singulière. Loin des requiems opératiques ou tonitruants de Mozart, Berlioz, Brahms ou Verdi, voici une partition de l’intime, aux moyens modestes, mais d’une séduction toute française. Bien évidemment Fauré ne souhaite pas surenchérir avec ces prédécesseurs glorieux, mais coller à son temps où la piété parisienne se veut à portée du fidèle, et il s’inscrit sans doute plus dans la ligne des récents requiems de Liszt et de Saint-Saëns. Créé à la Madeleine en 1888, pour une cérémonie de Bout de l’An d’un architecte, cette œuvre qui joue (faussement) la confidence connut rapidement un succès considérable en concert. « Mon Requiem, on a dit qu’il n’exprimait pas l’effroi de la mort, quelqu’un l’a appelé une berceuse de la mort. Mais c’est ainsi que je sens la mort : comme une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur d’au-delà, plutôt que comme un passage douloureux. » En cette année anniversaire des cent ans de la disparition de Gabriel Fauré, il est justice de jouer son œuvre sacrée la plus emblématique : le Requiem qu’il a donné à La Madeleine pour le Centenaire de l’exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1893. S’ensuivirent de très nombreuses reprises dans le monde entier, et des versions souvent élargies pour les salles de concert. De ce Requiem si inspiré, Victor Jacob a décidé de jouer la version « d’église » avec orchestre de chambre (sans violons mais avec des altos !), reprenant la disposition de 1893. Il complète le programme d’œuvres spirituelles de Rossini, Schubert et Brahms, mettant merveilleusement en valeur les choristes, qu’en Maître de Chapelle de La Madeleine, Fauré chérissait particulièrement. Le Chœur et l’Orchestre de l’Opéra Royal du Château de Versailles tissent un écrin sublime à ce bouquet de chefs-d’œuvre… Les Productions de l’Opéra Royal. CD disponible dans la collection Château de Versailles Spectacles.
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35 min

600 places

Cinquième et dernière chapelle construite au sein du château, la Chapelle royale de Versailles est l'un des sommets de l'art sacré français. Avec ses proportions majestueuses, sa colonnade inspirée de l'Antiquité, ses marbres polychromes et son immense voûte peinte par les plus grands maîtres de l'époque, elle a été conçue pour célébrer la gloire divine et celle du Roi-Soleil. Le monarque y assistait chaque jour à la messe depuis la tribune royale située au premier étage. Sur le plan musical, la Chapelle royale de Versailles est le berceau historique du "Grand Motet" français, une forme sacrée monumentale pour solistes, chœur et orchestre. Des compositeurs légendaires attachés à la Cour, tels que Jean-Baptiste Lully, Michel-Richard de Lalande et François Couperin, y ont dirigé et créé leurs plus belles pages musicales. L'édifice abrite par ailleurs un grand orgue historique exceptionnel, construit par Robert Clicquot en 1710 et placé juste au-dessus de l'autel, dont le buffet sculpté est mondialement connu. Aujourd'hui, sous l'impulsion de la programmation de Château de Versailles Spectacles, la chapelle a retrouvé sa vocation musicale originelle de premier plan. Elle accueille de prestigieux concerts tout au long de l'année, mettant particulièrement à l'honneur : - Le répertoire baroque sacré français, européen et les reconstitutions historiques de cérémonies royales. - Des récitals d'orgue mettant en valeur son instrument unique. - Les plus grands ensembles de musique ancienne sur instruments d'époque (comme les Arts Florissants ou le Poème Harmonique). Son acoustique, caractérisée par une longue réverbération due aux hauts plafonds et aux sols de marbre, offre une résonance ample, enveloppante et une clarté polyphonique particulièrement flatteuse pour les voix et les instruments d'époque.

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