
Dernière mise à jour il y a 22 h
Le légendaire pianiste revient sur quatre œuvres qu’il a marquées de son empreinte puissante. Son jeu d’une rare densité, sa sonorité d’une envergure hors du commun, éclairent ces chefs-d’œuvre d’une lumière singulière. En 1985, Ivo Pogorelich enregistrait la Suite anglaise n° 2 de Bach, une interprétation d’un foisonnement sonore à bien des égards jamais dépassé. Quatre ans auparavant, il s’était confronté, d’un geste audacieux, à l’ultime sonate de Beethoven. En 1995, il marquait la discographie des Valses nobles et sentimentales, partition d’un raffinement coloriste inouï qui reste un sommet de l’œuvre de Ravel, et apportait un peu plus tôt un éclairage inédit à des Intermezzi de Brahms. Il sera passionnant d’entendre ce colosse du piano revenir à ces œuvres qu’il n’a cessé d’approfondir au cours de sa carrière : nul doute que le regard de ce visionnaire nous les fera entendre et apprécier d’une manière nouvelle.
Entracte

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










