- I.Partie I
- II.Partie II

Dernière mise à jour il y a 4 j
La Passion selon saint Matthieu, sommet de l’œuvre de Bach, a probablement été créée un vendredi saint. L’année 1727 à Saint-Thomas de Leipzig hante l’histoire de la musique depuis près de trois siècles. Jouée plusieurs fois du vivant de Bach, elle a été le fer de lance de la redécouverte de Bach au XIX e siècle. Près de cent ans après sa création, Felix Mendelssohn en joua une version à Berlin, replaçant Bach au premier rang du patrimoine musical allemand, où il est resté depuis. À partir du récit de saint Matthieu, beaucoup plus développé que celui de saint Jean, le librettiste Picander a composé vingt-huit scènes madrigalesques. Parmi celles-ci et les parties évangéliques, Bach a introduit douze chorals harmonisés avec des hymnes insérés aux numéros 1 et 25 et le grand choral terminant la première partie. La présence d’un double chœur est l’un des principaux éléments distinctifs de cette passion. C’est ce qui renforce la puissance dramatique de l’œuvre, avec des scènes d’action avec les principaux protagonistes de la Passion mais aussi la foule, à la fois témoin et acteur du drame. Le résultat obtenu par Bach ne peut être comparé aux autres passions allemandes de l’époque, beaucoup plus mesurées et conventionnelles. Nous sommes ici plus proches d’un grand oratorio biblique, tel que l’a composé Haendel à la même époque en Angleterre, avec une alternance d’arias et de chorals, décrivant et commentant à la fois les événements de la passion et les sentiments religieux qu’elle a inspirés : indignation, piété, chagrin. Nous sommes au sommet de la rhétorique baroque, l’urgence du drame est plus que jamais perceptible. L’Orchestre de l’Opéra Royal sert la musique de Bach avec la ferveur des Solistes et Chœur du Tölzer Knabenchor rompus à ce répertoire que les enfants chantent dans leur langue maternelle, pour fêter le trois-centième anniversaire de la création de ce chef-d’œuvre ! Les Productions de l’Opéra Royal.

600 places

Cinquième et dernière chapelle construite au sein du château, la Chapelle royale de Versailles est l'un des sommets de l'art sacré français. Avec ses proportions majestueuses, sa colonnade inspirée de l'Antiquité, ses marbres polychromes et son immense voûte peinte par les plus grands maîtres de l'époque, elle a été conçue pour célébrer la gloire divine et celle du Roi-Soleil. Le monarque y assistait chaque jour à la messe depuis la tribune royale située au premier étage. Sur le plan musical, la Chapelle royale de Versailles est le berceau historique du "Grand Motet" français, une forme sacrée monumentale pour solistes, chœur et orchestre. Des compositeurs légendaires attachés à la Cour, tels que Jean-Baptiste Lully, Michel-Richard de Lalande et François Couperin, y ont dirigé et créé leurs plus belles pages musicales. L'édifice abrite par ailleurs un grand orgue historique exceptionnel, construit par Robert Clicquot en 1710 et placé juste au-dessus de l'autel, dont le buffet sculpté est mondialement connu. Aujourd'hui, sous l'impulsion de la programmation de Château de Versailles Spectacles, la chapelle a retrouvé sa vocation musicale originelle de premier plan. Elle accueille de prestigieux concerts tout au long de l'année, mettant particulièrement à l'honneur : - Le répertoire baroque sacré français, européen et les reconstitutions historiques de cérémonies royales. - Des récitals d'orgue mettant en valeur son instrument unique. - Les plus grands ensembles de musique ancienne sur instruments d'époque (comme les Arts Florissants ou le Poème Harmonique). Son acoustique, caractérisée par une longue réverbération due aux hauts plafonds et aux sols de marbre, offre une résonance ample, enveloppante et une clarté polyphonique particulièrement flatteuse pour les voix et les instruments d'époque.

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Théâtre des Champs Elysées

