- I.Ouvertura
Atto I
Atto II

Dernière mise à jour il y a 2 j
L’opéra des opéras ? Don Giovanni fut commandée par l’Opéra de Prague immédiatement après le succès des Noces : Mozart et Da Ponte voulurent surfer sur leur gloire, et choisirent un sujet qui venait quelques semaines plus tôt de triompher à Venise, le Don Giovanni composé par Giuseppe Gazzaniga. Reprenant ce thème du Trompeur de Séville déjà très présent au théâtre depuis le milieu du XVII e siècle, et notamment par l’incarnation très forte qu’en avait donnée Molière, et par le Ballet signé de Gluck à Vienne en 1761, Da Ponte concentra l’œuvre sur le caractère libertin de Dom Juan, s’inspirant sans doute de Casanova son ami (qui aurait d’ailleurs aidé à modifier la scène 9 de l’acte II, et était présent à la création praguoise…). Le résultat est éblouissant, ne laissant jamais le moindre répit au spectateur entre meurtres, scènes de séduction, rouerie et apparitions fantastiques : voici du grand spectacle qui dénote l’influence musicale du meilleur Gluck, d’une urgence et d’une violence inédites pour un opera buffa, servi par une musique extraordinaire, un chef-d’œuvre absolu, auquel Prague fit un triomphe exceptionnel ! L’œuvre s’imposa partout, et l’impressionnant final dans lequel Don Giovanni refuse de se repentir et plonge dans les Enfers reste l’un des moments les plus forts de l’art lyrique. Marshall Pynkoski emporte les personnages dans un tourbillon dramatique habillé des fantaisies de Christian Lacroix : Anas Séguin endosse enfin le rôle de Don Giovanni ; et Gaétan Jarry fait rutiler l’Orchestre de l’Opéra Royal.
Atto I
Atto II

650 places

Situé à l'extrémité de l'aile du Nord du Château de Versailles, l'Opéra Royal est le plus grand théâtre de cour du monde lors de sa construction. Sa réalisation, sans cesse repoussée sous Louis XIV et Louis XV, est finalement achevée par l'architecte Ange-Jacques Gabriel. Inauguré en 1770 pour les festivités du mariage royal, il marque l'apogée du style néoclassique et du faste de l'Ancien Régime. L'illusion visuelle de la salle est totale : bien qu'il semble entièrement fait de marbre, l'édifice est en réalité construit presque exclusivement en bois peint (le faux marbre étant alors considéré comme un raffinement suprême et plus adapté aux contraintes de temps). Sa structure adopte une forme originale d'hémicycle tronqué, et la décoration déploie une harmonie de bleus, de dorures et de miroirs qui rappelle le faste de la Galerie des Glaces. La machinerie d'origine, conçue par Blaise-Henri Arnoult, permettait à l'époque de remonter le plancher de la salle au niveau de la scène pour transformer le théâtre en une immense salle de bal ou de banquet en seulement quelques heures. Après avoir traversé les tourmentes de l'Histoire (il a notamment servi de salle de séances pour l'Assemblée nationale en 1871), l'Opéra Royal a été entièrement restauré et rendu à sa vocation artistique originelle. Géré aujourd'hui par Château de Versailles Spectacles, il est le temple incontournable de : - La redécouverte et la recréation des chefs-d'œuvre de l'opéra baroque français, italien et allemand (Lully, Rameau, Charpentier, Gluck). - Les concerts symphoniques de musique ancienne, les récitals de chant lyrique et les ballets historiques. - Les enregistrements discographiques de haut niveau grâce à son propre label (Château de Versailles Spectacles). Sur le plan acoustique, la construction intégrale en bois fait de cette salle un outil d'une qualité phénoménale, agissant comme la caisse de résonance d'un immense violoncelle. Le son y est exceptionnellement chaleureux, rond et flatteur pour les voix lyriques et les orchestres jouant sur des instruments en cordes de boyau d'époque.

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