- I.Acte I
- II.Acte II
- III.Acte III

Dernière mise à jour il y a 3 h
Les tarifs de ce concert ne sont pas encore connus.
À l’occasion du centenaire de la naissance de Régine Crespin, l’Opéra national de Paris lui rend hommage par un gala au bénéfice des activités de l’institution. Née à Marseille en 1927, la cantatrice à la voix somptueuse avait rejoint la Troupe de l’Opéra de Paris où elle avait fait ses débuts dans Elsa de Lohengrin en 1951. Parmi ses rôles marquants au Palais Garnier figuraient ceux de la Première Prieure créé pour elle par Francis Poulenc dans Dialogues des carmélites en 1957, Kundry dans Parsifal de Richard Wagner ou Giulietta dans Les Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach mis en scène par Patrice Chéreau en 1974. Exceptionnelle dans le répertoire français ou wagnérien, capable de puissance vocale comme d’aigus pianissimi, elle reste une référence en matière de diction, de pureté de la ligne et de musicalité. Pour ce gala exceptionnel mis en scène par Yves Lenoir et dirigé par Nathalie Stutzmann, les chanteurs Lea Desandre, Ekaterina Gubanova, Sondra Radvanosky, Marina Rebeka, Stanislas de Barbeyrac et Ludovic Tézier interprètent quelques-unes des œuvres emblématiques de l’art de Régine Crespin, comme Les Nuits d’été de Berlioz.
Extraits

1 979 places

Commandé par Napoléon III dans le cadre des grandes transformations de Paris menées par le préfet Haussmann, le Palais Garnier (ou Opéra Garnier) est l'un des monuments les plus célèbres et spectaculaires de la capitale française. Fruit du génie du jeune et alors inconnu architecte Charles Garnier, le bâtiment est l'expression ultime du style "éclectique", mêlant le baroque, le classicisme et la Renaissance avec une profusion monumentale de marbres polychromes, de dorures, de sculptures et de fresques. Le lieu est conçu comme un théâtre-spectacle où le public vient autant pour voir la scène que pour s'exhiber. Son Grand Escalier en marbre blanc, flanqué de statues de caryatides, et son Grand Foyer somptueux inspiré de la Galerie des Glaces en sont les exemples les plus vibrants. La Grande Salle, un théâtre à l'italienne en forme de fer à cheval drapé de velours rouge et d'or, possède un plafond mythique peint en 1964 par Marc Chagall, qui entoure un lustre en cristal de 8 tonnes. Derrière son faste se cachent de nombreuses légendes (notamment celle du Fantôme de l'Opéra de Gaston Leroux, inspirée par la présence réelle d'une cuve d'eau servant de régulateur de nappe phréatique sous le bâtiment) mais aussi un pôle d'excellence artistique. Aujourd'hui, au sein de l'Opéra National de Paris, le Palais Garnier est la scène de prédilection du Ballet de l'Opéra de Paris, l'une des compagnies de danse les plus prestigieuses au monde. S'il continue d'accueillir de grandes productions d'opéra (particulièrement adaptées aux répertoires baroque, classique ou contemporain), il demeure le temple de la danse académique, des créations chorégraphiques majeures et des récitals de chant lyrique intimistes.

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