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Baptisée « Paysages intérieurs », cette soirée suggère la quête intime, l’exploration des émotions et du mouvement à travers trois pièces dont deux font leur entrée au répertoire. Dans Vers un pays sage (1995), le chorégraphe Jean-Christophe Maillot rend hommage à son père, l’artiste peintre Jean Maillot. Sur la musique effrénée de John Adams, les danseurs se livrent à une sorte de marathon éblouissant, dans une joyeuse envolée de couleurs. Aszure Barton fait quant à elle ses débuts à l’Opéra de Paris avec une pièce en noir et blanc, Busk (2009), dont le titre se réfère autant au mot anglais désignant un spectacle de rue qu’à l’espagnol « buscar » (chercher). Sur des musiques tsiganes ou chorales, la chorégraphe canadienne met en valeur les potentialités des corps des danseurs dans un langage expressif et virtuose, parfois proche du mime. Enfin, l’écriture acérée de William Forsythe épouse la musique de David Morrow pour offrir au trio de Rearray une brillante proposition de thème et variations qui pousse les corps dans leurs retranchements.



































1 979 places

Commandé par Napoléon III dans le cadre des grandes transformations de Paris menées par le préfet Haussmann, le Palais Garnier (ou Opéra Garnier) est l'un des monuments les plus célèbres et spectaculaires de la capitale française. Fruit du génie du jeune et alors inconnu architecte Charles Garnier, le bâtiment est l'expression ultime du style "éclectique", mêlant le baroque, le classicisme et la Renaissance avec une profusion monumentale de marbres polychromes, de dorures, de sculptures et de fresques. Le lieu est conçu comme un théâtre-spectacle où le public vient autant pour voir la scène que pour s'exhiber. Son Grand Escalier en marbre blanc, flanqué de statues de caryatides, et son Grand Foyer somptueux inspiré de la Galerie des Glaces en sont les exemples les plus vibrants. La Grande Salle, un théâtre à l'italienne en forme de fer à cheval drapé de velours rouge et d'or, possède un plafond mythique peint en 1964 par Marc Chagall, qui entoure un lustre en cristal de 8 tonnes. Derrière son faste se cachent de nombreuses légendes (notamment celle du Fantôme de l'Opéra de Gaston Leroux, inspirée par la présence réelle d'une cuve d'eau servant de régulateur de nappe phréatique sous le bâtiment) mais aussi un pôle d'excellence artistique. Aujourd'hui, au sein de l'Opéra National de Paris, le Palais Garnier est la scène de prédilection du Ballet de l'Opéra de Paris, l'une des compagnies de danse les plus prestigieuses au monde. S'il continue d'accueillir de grandes productions d'opéra (particulièrement adaptées aux répertoires baroque, classique ou contemporain), il demeure le temple de la danse académique, des créations chorégraphiques majeures et des récitals de chant lyrique intimistes.

Paris
Représentation 12 sur 15 · du 11 oct. au 7 nov.









