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Dernière mise à jour il y a 20 h
Voilà un programme diablement intelligent dans le fait d’associer Strauss et Korngold. Le Wiener Philharmoniker et Lorenzo Viotti, brillant représentant de la jeune génération de la direction d’orchestre, offrent ainsi une démonstration de leur héritage musical. Pour commencer la suite du Chevalier à la rose de Strauss où les cordes viennoises devraient faire leur miel. Puis la rare Sinfonietta de Korngold composé à l’âge étonnant de 15 ans en 1912 et qui fut justement créé par les Wiener sous la direction de Felix Weingarten. Parmi tous les compositeurs austro-allemands contemporains de Richard Strauss au début du XX e siècle, certains ont vu dans le prodige Erich Wolfgang Korngold l’un de ses dignes successeurs. Cette Sinfonietta de jeunesse témoigne en effet d'une maîtrise technique exceptionnelle et d'une véritable poésie, conférant à l’orchestre une densité chromatique impressionnante. Les Viennois nous invitent donc ce soir à revisiter « leur » histoire sous la baguette d’un Lorenzo Viotti qui a fait montre de son affinité avec ce répertoire la saison dernière à Zurich en dirigeant avec lyrisme et brio l’opéra Die tote Stadt.
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1 905 places

Situé sur la prestigieuse avenue Montaigne (et non sur l'avenue des Champs-Élysées elle-même), le Théâtre des Champs-Élysées (TCE) est un jalon fondamental de l'histoire de l'architecture moderne et de la musique du XXe siècle. Construit en béton armé par Auguste Perret (qui réalisera quinze ans plus tard la Salle Cortot), le bâtiment frappe par sa façade rectiligne et épurée en marbre blanc, ornée de superbes bas-reliefs en marbre d'Antoine Bourdelle. À l'intérieur, la Grande Salle (une salle à l'italienne revisitée aux lignes géométriques et épurées) est surmontée d'une magnifique coupole peinte par Maurice Denis représentant l'histoire de la musique. Le complexe abrite également deux autres salles plus petites : la Comédie des Champs-Élysées et le Studio des Champs-Élysées. Le Théâtre des Champs-Élysées est entré à jamais dans la légende de la musique occidentale le 29 mai 1913 (quelques semaines seulement après son inauguration) lors de la création mondiale du Sacre du printemps d'Igor Stravinsky par les Ballets russes de Serge de Diaghilev, sous la direction de Pierre Monteux. La partition révolutionnaire et la chorégraphie provocatrice de Vaslav Nijinski y déclenchèrent l'un des plus grands scandales de l'histoire de l'art, marqué par des insultes et des bagarres mémorables dans la salle. Le théâtre a également été le temple du jazz à Paris en accueillant la légendaire revue de Joséphine Baker en 1925. Aujourd'hui, le TCE est une scène privée internationale majeure qui se distingue par une programmation d'une immense exigence, ne disposant pas de troupe permanente mais accueillant les plus grands artistes du monde. Il s'articule autour de trois piliers : - L'Opéra : Présenté en version scénique (mises en scène souvent audacieuses) ou en version de concert, avec une prédilection pour les opéras de Mozart, de Rossini, de Haendel et le répertoire baroque. - Les Concerts Symphoniques et Récitals : C'est la résidence parisienne historique de l'Orchestre National de France et de l'Orchestre de chambre de Paris. Il accueille également les tournées des plus prestigieux orchestres philharmoniques mondiaux (Vienne, Berlin, New York) et les plus grands pianistes et chanteurs de la scène internationale. - La Danse : Il demeure un lieu incontournable pour le ballet classique et les compagnies de danse contemporaine du monde entier. Sur le plan acoustique, l'utilisation pionnière du béton armé combinée aux formes de la salle confère au théâtre un son d'une clarté, d'une sécheresse analytique et d'une projection exceptionnelles. Les voix lyriques s'y déploient avec beaucoup de présence et les orchestres y sonnent de manière très directe et dynamique.









