Extraits de musiques de films

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Orchestre et solistes nous transportent, les yeux grands ouverts, dans la magie des salles obscures, avec cet hommage plein de contrastes aux plus grands films hollywoodiens. On ne peut qu’y faire le plein d’émotions, et d’attachants souvenirs ! Quand on demandait à Visconti quel était le plus grand compositeur de musique de films, il répondait : « Richard Wagner, bien sûr ! ». C’est dire les liens organiques qui lient l’opéra, la grande tradition symphonique et le cinéma. Hollywood, qui en fait à la fois une « machine à rêves » et une industrie, devient ainsi le creuset d’une production musicale exceptionnelle. Des émigrés européens comme Korngold (la bande originale de La Vie privée d’Élisabeth d’Angleterre de Michael Curtiz), ou Bernard Herrmann (la wagnérienne partition pour Vertigo) amènent dans leurs bagages la grande tradition symphonique, qui se pare peu à peu d’idiosyncrasies américaines. Il en résulte le passage au cinéma des plus grandes comédies musicales de Broadway, avec leur énergie rythmique, leurs show tunes galvanisants ou bouleversants, leur capacité prodigieuse à enfermer l’instant dans une simple formule mélodique, un simple intervalle en forme d’appel, pour une efficacité universelle. Au cinéma, la musique n’a rien d’un habillage : elle est le secret de l’émotion et de l’exactitude du sens. Où serait la mélancolie de Casablanca sans As Time Goes By ? Que serait l’optimisme américain sans l’air consolateur de Singing in the Rain ? Et comment suivre E.T. du regard, les larmes aux yeux, sans le Flying Theme de John Williams ?
Extraits de musiques de films

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










