- I.Maestoso - Allegro con brio ed appassionato
- II.Arietta. Adagio molto semplice e cantabile

Dernière mise à jour il y a 22 h
Avec les ultimes sonates de Beethoven et Schubert, Hélène Grimaud se confronte à deux sommets pianistiques d’une ascension redoutable, du double visage de la première, tour à tour puissante et éthérée, à l’épopée aux multiples facettes de la seconde. Si l’Opus 111 ne signe pas la dernière page pianistique de Beethoven, cette dernière sonate vient sceller une aventure créatrice en trente-deux chapitres d’une ampleur sans égale. Sa richesse tient à la dualité de ses mouvements : le premier, empreint d’une volonté et d’une énergie inépuisables, fait place à une Arietta détachée de toute contingence terrestre. Quant à la Sonate en si bémol majeur de Schubert, elle se déploie tel un voyage au long cours, traversant des paysages sonores d’une extrême diversité. De la palpitation immatérielle de son premier volet au souffle épique du final, en passant par un scherzo savoureux, l’œuvre culmine en son Andante sostenuto, rêverie infinie qui semble s’émanciper des limites mêmes de l’instrument.
Entracte

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










