- I.Maestoso
- II.Adagio
- III.Rondo. Allegro non troppo

Dernière mise à jour il y a 22 h
Depuis son clavier, l’intrépide Yuja Wang dirige les deux concertos pour piano de Brahms : un exploit, quand on sait la difficulté de la partie soliste et la complexité de celle pour orchestre. Brahms n’avait que 23 ans lorsqu’il amorça la composition de son Premier Concerto pour piano, envisagé à l’origine comme une symphonie. D’abord assez mal accueilli, il s’imposa progressivement comme un sommet, d’un héroïsme flamboyant, du piano romantique. Plus de vingt ans le séparent du suivant. Comme le soulignait le tout premier compte rendu de cette œuvre de la maturité, où la grandeur se mêle à l’intimisme le plus chaleureux, il s’agit d’« un opus vraiment monumental », qui « n’a pas d’équivalent dans toute la littérature musicale par ses proportions et la puissance de son caractère ». La Wiener Allgemeine Zeitung résumait ce sommet du répertoire concertant par cette formule: « une symphonie complète pour piano en quatre mouvements ».
Entracte

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










