Ouverture

Dernière mise à jour il y a 23 h
Une nouvelle œuvre du magicien Max Richter, confiée au violoncelle lumineux de Gautier Capuçon, prélude à la lutte de l’homme face aux affres de son destin que figure, lourde d’espoirs et de drames, la Symphonie n° 5 de Tchaïkovski. Le privilège n’est pas mince d’assister à la création, sous l’archet de Gautier Capuçon, du Concerto pour violoncelle de Max Richter, l’une des voix les plus passionnantes de la musique contemporaine. Parfois rattaché au néo-minimalisme voir au courant « post-classique » en raison de son intérêt pour la pop, Richter puise dans sa grande expérience de la musique de film un langage au charisme immédiat et à l’évidente puissance d’évocation. En regard – et tout aussi magnétique – est la Symphonie n° 5 de Tchaïkovski, représentative de la lutte entre l’écrasant fatum et la consolation par la foi qui obsédait le compositeur. Engendrée par un thème unique, aux allures de sombre choral, elle s’ouvre de manière plaintive, bien que le drame soit tantôt allégé d’accents pastoraux et dansants. Plus serein, avec les belles mélodies du cor et de la clarinette, l’Andante précède un Allegro où s’impose la valse si chère à Tchaïkovski, avant que le Finale ne ramène le choral, solennel et victorieux, suggérant une victoire – provisoire – sur l’angoisse d’exister. Ce programme est le fruit d’une collaboration inédite entre la Philharmonie de Paris et la Fondation Louis Vuitton, avec la création mondiale de Max Richter en co-commande avec l’Orchestre de Paris. La création mondiale de Max Richter est une co-commande inédite entre la Fondation Louis Vuitton et l’Orchestre de Paris-Philharmonie
Ouverture
Entracte

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










