- I.Allegro non troppo
- II.Adagio
- III.Allegro giocoso, ma non troppo vivace

Dernière mise à jour il y a 32 min
Le redoutable concerto de Brahms a trouvé en Leonidas Kavakos un grand interprète de notre époque. Autre œuvre phare du compositeur, qui mit vingt ans à l’écrire, la Première Symphonie témoigne d’une admiration sans bornes pour Beethoven. Mal compris lors de sa création en 1879, mais devenu ensuite l’un des piliers du répertoire, le Concerto pour violon de Brahms exige une implacable virtuosité, au point que plusieurs grands solistes, dont l’illustre Sarasate, refusèrent de le jouer ! Son lyrisme classique est rehaussé de réminiscences tziganes dans les deux mouvements extrêmes, tandis que l’Adagio, dominé par un climat d’effusion rêveuse, repose sur un dialogue entre les bois et le soliste qui fit dire à un critique français de l’époque : « Le hautbois propose, le violon dispose ». En regard, la Symphonie n° 1, entreprise sous le patronage de Robert et Clara Schumann, porte l’empreinte de la passion du jeune compositeur pour Beethoven. Plusieurs fois remise en chantier, elle offre un Finale où semble convoqué le souvenir de l’Ode à la joie, tout en appliquant le principe beethovénien d’exploitation maximale du matériau par fragmentation, par dynamique de rythmes et de timbres. Les deux mouvements centraux, cependant, sont purement brahmsiens, avec leur sombre lyrisme : entre sourire à travers les larmes et souterraine énergie.
Entracte

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










