- I.Grave. Adagio cantabile (sur l'air « Auld Rob Morris »)
- II.Scherzo : Allegro (sur l'air « The Dusty Miller »)
- III.Andante sostenuto (sur l'air « I'm Doun for Lack o' Johnnie »)
- IV.Finale : Allegro guerriero (sur l'air « Scots Wha Hae »)

Dernière mise à jour il y a 3 h
C’est une Écosse légendaire, brumeuse, mélancolique et épique qui jaillit de l’archet de Joshua Bell avant que l’orchestre ne nous entraîne, avec Mahler, dans l’une des pages les plus profondes et torturées du répertoire symphonique. Comme Mendelssohn avec ses Hébrides et sa Symphonie n° 3, Max Bruch succomba avec cette Fantaisie à la vogue d’une Écosse mythifiée par le poète James Macpherson à la fin du dix-huitième siècle. L’œuvre de Bruch s’appuie d’ailleurs, contrairement à beaucoup d’autres, sur d’authentiques mélodies folkloriques. Complaintes d’amour et chant de guerre se succèdent au bout d’un archet virtuose et lyrique, emportant l’auditeur vers l’air pur et l’esprit épique des Highlands. Monumentale et ténébreuse, la Symphonie n° 6 de Mahler est tout entière imprégnée du sentiment du fatum, à tel point que l’épouse du compositeur, Alma, lui reprocha de tenter le sort en se montrant à ce point obsédé par la mort. Une impitoyable dialectique de l’ombre et de la lumière s’y déploie constamment, portée par la subtilité d’une écriture aussi dense qu’inquiète. Mahler y cite Revelge, le lied le plus noir du Knaben Wunderhorn, ainsi que ses déchirants Kindertotenlieder, évoquant la tragédie absolue qu’est la mort des enfants. L’immense Finale fait alterner le chaos et la rédemption, la passion et le désespoir, la frénésie et l’anéantissement ; Mahler y fait entendre des coups de marteau fatidiques : « l’homme reçoit trois coups du destin, dont le troisième le fait tomber comme un arbre ».
Entracte

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










