
Dernière mise à jour il y a 11 h
En 2023, Klaus Mäkelä avait donné un Belshazzar’s Feast de Walton de premier ordre. Il revient au compositeur pour le Concerto pour alto, avec Antoine Tamestit en soliste. En contrepoint, le Brahms de l’Ouverture tragique et de la Troisième Symphonie. L’altiste français Antoine Tamestit confiait en 2021 : « Le premier concerto que j’ai préparé, étudié puis interprété avec un orchestre était celui de Walton. Je le trouve encore aujourd’hui aussi difficile que magnifique. C’est une œuvre d’une grande virtuosité qui témoigne d’une profonde compréhension de l’univers sonore, des techniques et des possibilités de l’alto. Il me tient profondément à cœur. » La création du concerto – par Hindemith – fit du jeune Walton, à raison, l’un des compositeurs anglais les plus importants de l’époque. Le Brahms de l’Ouverture tragique et de la Symphonie n° 3 est au contraire un homme mûr au sommet de sa célébrité depuis longtemps déjà ; chacune de ces partitions, à sa propre échelle, témoigne de sa maîtrise tant du langage musical que de l’écriture orchestrale. Particulièrement bien accueillie dès sa création, la Troisième Symphonie a des allures de ballade nordique dans sa flamboyance.
Entracte

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










