extrait de la Suite Star Wars

Dernière mise à jour il y a 1 h
Grandeur, intensité, lyrisme éperdu et magnétique : une féérie visuelle anime ce programme, telle une fresque épique dont le héros n’est nul autre que l’orchestre lui-même. Qui pourrait rester indifférent aux sonneries épiques de Star Wars ? Le magnétisme de l’art de John Williams n’est d’ailleurs pas sans racines chez Korngold, qui avait travaillé pour Hollywood pendant la guerre, et qui souhaita, avec son Concerto pour violon, faire son retour dans les salles de concert. Dédiée à Alma Mahler, la partition est d’une virtuosité qui n’étouffe jamais le lyrisme vocal, et ne manque d’ailleurs pas de citer les plus belles musiques de film du compositeur ! Chez Rachmaninoff, la Symphonie n° 3, mal comprise à sa création, répondait au désir d’un style plus « économe ». Dès le début du premier mouvement, une mélodie austère, proche de la mélopée religieuse, frappe l’auditeur : elle sert de motif matriciel à toute la symphonie ; on la reconnaît dans la subtile alchimie de timbres du deuxième mouvement, et elle retentit encore aux cuivres, précédant le Dies irae si obsédant chez Rachmaninoff, dans le dernier mouvement aux inflexions plus dansantes et populaires.
extrait de la Suite Star Wars
Entracte

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










