
Dernière mise à jour il y a 21 h
L’Opéra de Napoléon Qui ne fut pas saisi par les amours de Roméo et Juliette ? Napoléon, ce grand homme de guerre, d’une passion méconnue pour les arts et l’opéra italien, ne fait pas exception ! Nicolò Balducci et Juliette Mey reforment le formidable duo du castrat Crescentini et de l’adulée Grassini dans cet opéra de Zingarelli. La ferveur de Napoléon pour l’opéra était extrême. Conquis par l’opéra Roméo et Juliette, ce grand mélomane fit venir auprès de lui une jeune étoile italienne, la contralto Giuseppina Grassini, et le plus éblouissant castrat : Girolamo Crescentini, seul chanteur à émouvoir l’Empereur jusqu’aux larmes. Invité en France de 1806 à 1812, Crescentini fit les soirs glorieux de la Chapelle Impériale aux Tuileries en compagnie de Grassini nommée Première Cantatrice de sa Majesté l’Empereur – et sa maîtresse. La passion musicale de Napoléon allait à l’opéra italien, cent quarante-trois concerts de solistes italiens à la Cour entre 1810 et 1815 en témoignent ! Le cheval de bataille de Grassini et Crescentini était l’opéra Giulietta e Romeo de Zingarelli, créé à la Scala en 1796, puis joué de nombreuses fois à Paris devant Napoléon par ses deux chanteurs fétiches. « Ils excitent en moi l’héroïsme » disait Napoléon. Ce duo de stars de l’Empire reprend vie avec Nicolò Balducci et Juliette Mey, la résurrection de cet opéra totalement oublié de Zingarelli, alors qu’il connut le triomphe dans toute l’Europe pendant trois décennies, grâce à un bel canto somptueux : voici l’Opéra de Napoléon !

650 places

Situé à l'extrémité de l'aile du Nord du Château de Versailles, l'Opéra Royal est le plus grand théâtre de cour du monde lors de sa construction. Sa réalisation, sans cesse repoussée sous Louis XIV et Louis XV, est finalement achevée par l'architecte Ange-Jacques Gabriel. Inauguré en 1770 pour les festivités du mariage royal, il marque l'apogée du style néoclassique et du faste de l'Ancien Régime. L'illusion visuelle de la salle est totale : bien qu'il semble entièrement fait de marbre, l'édifice est en réalité construit presque exclusivement en bois peint (le faux marbre étant alors considéré comme un raffinement suprême et plus adapté aux contraintes de temps). Sa structure adopte une forme originale d'hémicycle tronqué, et la décoration déploie une harmonie de bleus, de dorures et de miroirs qui rappelle le faste de la Galerie des Glaces. La machinerie d'origine, conçue par Blaise-Henri Arnoult, permettait à l'époque de remonter le plancher de la salle au niveau de la scène pour transformer le théâtre en une immense salle de bal ou de banquet en seulement quelques heures. Après avoir traversé les tourmentes de l'Histoire (il a notamment servi de salle de séances pour l'Assemblée nationale en 1871), l'Opéra Royal a été entièrement restauré et rendu à sa vocation artistique originelle. Géré aujourd'hui par Château de Versailles Spectacles, il est le temple incontournable de : - La redécouverte et la recréation des chefs-d'œuvre de l'opéra baroque français, italien et allemand (Lully, Rameau, Charpentier, Gluck). - Les concerts symphoniques de musique ancienne, les récitals de chant lyrique et les ballets historiques. - Les enregistrements discographiques de haut niveau grâce à son propre label (Château de Versailles Spectacles). Sur le plan acoustique, la construction intégrale en bois fait de cette salle un outil d'une qualité phénoménale, agissant comme la caisse de résonance d'un immense violoncelle. Le son y est exceptionnellement chaleureux, rond et flatteur pour les voix lyriques et les orchestres jouant sur des instruments en cordes de boyau d'époque.

Versailles
Représentation 1 sur 3 · du 10 déc. au 13 déc.









