Époque Moderne

Igor Stravinsky s'élève comme le titan absolu de la musique du vingtième siècle, partageant avec son ami Pablo Picasso le rôle de révolutionnaire en chef des arts modernes. Fils d'un chanteur de basse de l'Opéra impérial de Saint-Pétersbourg, il étudie d'abord le droit avant de devenir l'élève privé de Nikolaï Rimski-Korsakov, qui lui transmet une science éblouissante de la couleur orchestrale. Sa vie bascule lorsque l'imprésario Serge Diaghilev repère son génie et l'invite à Paris pour composer pour les Ballets russes. C'est le début d'une trilogie légendaire qui va terrasser l'Europe : L'Oiseau de feu (1910), Petrouchka (1911) et surtout Le Sacre du printemps (1913). La création du Sacre au Théâtre des Champs-Élysées reste le plus grand cataclysme de l'histoire de la musique de concert. En dynamitant la régularité de la barre de mesure, en empilant les harmonies de manière sauvage et agressive pour dépeindre des rituels païens de la Russie primitive, Stravinsky déclenche une véritable émeute dans la salle, où les spectateurs en viennent aux mains. Du jour au lendemain, il devient l'icône de l'avant-garde radicale. Pourtant, le coup de génie de Stravinsky réside dans sa capacité phénoménale à fuir là où on ne l'attend pas. Après la Première Guerre mondiale et l'exil qui le coupe définitivement de sa patrie, il abandonne le gigantisme orchestral pour inventer le néoclassicisme avec le ballet Pulcinella (1920). À la surprise générale des critiques qui attendaient de nouveaux coups de tonnerre, le révolutionnaire se tourne vers le passé (Pergolesi, Bach, Mozart), mais un passé relu à travers un prisme moderne, distancié, ironique et d'une clarté formelle absolue. Naturalisé français puis américain, installé à Los Angeles, ce caméléon insatiable surprendra le monde musical une dernière fois à l'âge de 70 ans en adoptant le sérialisme après la mort de son grand rival historique, Arnold Schönberg. D'un détachement souverain, Stravinsky professait la célèbre et provocatrice maxime selon laquelle « la musique est, par sa nature, impuissante à exprimer quoi que ce soit », revendiquant un art de la pure construction géométrique et de l'artisanat rigoureux.

Théâtre des Champs-Élysées · Paris

Théâtre des Champs-Élysées · Paris

Théâtre des Champs-Élysées · Paris

Théâtre des Champs-Élysées · Paris

Théâtre des Champs-Élysées · Paris

Grand Salon · Paris

Théâtre des Champs-Élysées · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Théâtre des Champs-Élysées · Paris

Théâtre des Champs-Élysées · Paris

Théâtre des Champs-Élysées · Paris

Théâtre des Champs-Élysées · Paris

Théâtre des Champs-Élysées · Paris

Théâtre des Champs-Élysées · Paris

Théâtre des Champs-Élysées · Paris

Grande Salle Pierre Boulez · Paris

Grande Salle Pierre Boulez · Paris

Grande Salle Pierre Boulez · Paris

Grande Salle Pierre Boulez · Paris

Auditorium · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Grande Salle Pierre Boulez · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Halle aux Grains · Toulouse

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Auditorium Patrick Devedjian · Boulogne-Billancourt

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Opéra Bastille · Paris

Théâtre des Champs-Élysées · Paris

Auditorium · Paris
