- I.Tableau I
- II.Tableau II
- III.Tableau III
- IV.Tableau IV

Dernière mise à jour il y a 2 h
Au Deuxième Concerto de Beethoven par Lang Lang, une œuvre mêlant sérénité et fraîcheur de l’inspiration, succède Le Sacre du printemps par le Boston Symphony et Andris Nelsons : plus d’un siècle après sa création, une puissance de subversion intacte. Composé en 1795 à l’aube de son cycle de sonates, le Concerto pour piano n° 2 de Beethoven est en réalité son premier. Longtemps sous-estimée, y compris par son auteur, cette partition affable à l’esprit encore mozartien mérite pourtant un regard plus clément. En miroir de cette musique paisible, Le Sacre du printemps de Stravinski surgit comme un rituel barbare et incandescent, exaltation charnelle du rythme et glorification des forces primitives. Sa modernité reste aussi féroce, son pouvoir de sidération aussi intact, que lors du jour tumultueux de 1913 où sa création déclencha l’un des plus grands scandales de l’histoire de la musique.

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










