- I.Requiem aeternam
- II.Dies irae
- III.Offertorium
- IV.Sanctus
- V.Agnus Dei
- VI.Libera me

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Mémorial des morts, dénonciation de la folie belliqueuse des hommes et des nations, offerte en hommage à toutes les victimes de la guerre et à celles de toute guerre, le War Requiem demeure l’une des œuvres essentielles du vingtième siècle. C’est en 1962, pour la consécration de la cathédrale de Coventry reconstruite après son éventration par les bombardements, que Benjamin Britten fit jouer son imposant War Requiem, œuvre de réconciliation et d’absolution. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une partition à vocation liturgique, le War Requiem fut donc pensé aux dimensions d’une cathédrale, et exige un important dispositif scénique : trois solistes vocaux, un grand chœur, un chœur d’enfants, un orgue, un grand orchestre et un orchestre de chambre. Ces différentes masses sonores, qui alternent et se répondent pour composer une poignante dramaturgie, procèdent souvent par contrastes avant de converger à la fin de l’œuvre, composée de six grandes sections. Pour cette partition hors normes, Britten prit la décision audacieuse d’associer l’ordinaire latin de la messe des morts à des poèmes de Wilfred Owen, mort à 25 ans sous le feu allemand. Bouleversante, cette alchimie hisse l’œuvre vers des sommets de spiritualité et d’émotion.

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










