17 min

Dernière mise à jour il y a 23 h
Chef de l’Accademia Nazionale di Santa Cecilia depuis 2024, Daniel Harding poursuit son exploration du répertoire des XIXe et XXe siècles sur lesquels il avait annoncé vouloir se concentrer, avec un concert consacré à Brahms et à Strauss. Plus de soixante ans séparent le Don Juan de Strauss de ses Quatre Derniers Lieder. Le poème symphonique est en effet l’une des premières œuvres du musicien, qui entame avec celui-ci toute une série d’œuvres à programme. À peu de choses près, il est d’ailleurs contemporain de la Quatrième Symphonie de Brahms, tout en manifestant des visées artistiques fort différentes : pour l’un, une « musique de l’avenir » dont la forme est définie par le contenu ; pour l’autre, la tradition austro-allemande de la symphonie dans toute sa splendeur. Écrits en 1948, les Quatre Derniers Lieder, résolument en décalage avec leur époque, représentent le chant du cygne de la musique romantique. Ils sont interprétés par la grande straussienne Rachel Willis-Sørensen, qui a consacré son deuxième disque au compositeur en 2023.
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Entracte

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










