- I.Adagio
- II.Fugue

Dernière mise à jour il y a 12 h
Après que Daniil Trifonov aura révélé la jeunesse de Beethoven, les Berliner Barock Solisten en exploreront la maturité à travers l'un de ses chefs-d’œuvre, avant de célébrer Carl Philipp Emanuel Bach, le plus inventif des fils du Cantor. Peut-on rêver plus belle introduction que cet Adagio et fugue de Mozart, dont Robert Levin soulignait les « explosions angulaires » et le « silence surnaturel » ? Cet esprit de dialogue habite également l’œuvre de jeunesse de Beethoven, qu’il s’agisse de son Concerto pour piano n° 0, écrit à 14 ans, partition traversée par une franche virtuosité, ou du Rondo (à l’origine le dernier mouvement du Concerto pour piano n° 2), auquel il tenait tant. La quête d’absolu culmine dans la monumentale Grande Fugue, conçue pour clore son Quatuor op. 130 avant de devenir une œuvre séparée. En écho à cette audace, la Symphonie en mi bémol majeur de Carl Philipp Emanuel Bach séduit par sa richesse rythmique et son discours résolument non conformiste.
Entracte

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










