- I.Acte I
- II.Acte II

Dernière mise à jour il y a 23 h
Auréolé d’un exceptionnel succès, Donizetti donne à Paris en 1840 son premier opéra créé en français : La Fille du régiment. Le roi Louis-Philippe vient de réouvrir les portes de Versailles en décidant d’y créer un musée dédié « à toutes les gloires de la France ». Napoléon y est plus honoré que Louis XIV, et la France s’apprête à accueillir avec ferveur le retour des cendres de l’Empereur. Autant dire que le patriotisme bat son plein, et La Fille du régiment est parfaitement dans le ton. Pour chanter ces amours improbables entre la vivandière Marie, devenue fille adoptive du régiment, et le brave Tonio qui a sauvé la jeune femme et rejoint l’armée napoléonienne, Donizetti s’en donne à cœur joie : airs et chœurs patriotiques, assaut de bel canto et le fameux air de Tonio, « Everest de l’Art Lyrique » aux neuf contre-uts ! La millième représentation fut atteinte en 1914 à Paris. Lors des représentations de décembre 1940 au Metropolitan Opera de New York, Lily Pons, après un étourdissant « Salut à la France » entonna La Marseillaise qui devint un symbole de liberté en pleine guerre. Les solistes virtuoses Catherine Trottmann et Patrick Kabongo, accompagnés du Chœur de l’Armée française, vont transporter le public de l’Opéra Royal vers le cœur battant de la patrie !













650 places

Situé à l'extrémité de l'aile du Nord du Château de Versailles, l'Opéra Royal est le plus grand théâtre de cour du monde lors de sa construction. Sa réalisation, sans cesse repoussée sous Louis XIV et Louis XV, est finalement achevée par l'architecte Ange-Jacques Gabriel. Inauguré en 1770 pour les festivités du mariage royal, il marque l'apogée du style néoclassique et du faste de l'Ancien Régime. L'illusion visuelle de la salle est totale : bien qu'il semble entièrement fait de marbre, l'édifice est en réalité construit presque exclusivement en bois peint (le faux marbre étant alors considéré comme un raffinement suprême et plus adapté aux contraintes de temps). Sa structure adopte une forme originale d'hémicycle tronqué, et la décoration déploie une harmonie de bleus, de dorures et de miroirs qui rappelle le faste de la Galerie des Glaces. La machinerie d'origine, conçue par Blaise-Henri Arnoult, permettait à l'époque de remonter le plancher de la salle au niveau de la scène pour transformer le théâtre en une immense salle de bal ou de banquet en seulement quelques heures. Après avoir traversé les tourmentes de l'Histoire (il a notamment servi de salle de séances pour l'Assemblée nationale en 1871), l'Opéra Royal a été entièrement restauré et rendu à sa vocation artistique originelle. Géré aujourd'hui par Château de Versailles Spectacles, il est le temple incontournable de : - La redécouverte et la recréation des chefs-d'œuvre de l'opéra baroque français, italien et allemand (Lully, Rameau, Charpentier, Gluck). - Les concerts symphoniques de musique ancienne, les récitals de chant lyrique et les ballets historiques. - Les enregistrements discographiques de haut niveau grâce à son propre label (Château de Versailles Spectacles). Sur le plan acoustique, la construction intégrale en bois fait de cette salle un outil d'une qualité phénoménale, agissant comme la caisse de résonance d'un immense violoncelle. Le son y est exceptionnellement chaleureux, rond et flatteur pour les voix lyriques et les orchestres jouant sur des instruments en cordes de boyau d'époque.

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