1 h 30
- I.Requiem
- II.Dies irae
- III.Offertorio
- IV.Sanctus
- V.Agnus Dei
- VI.Lux aeterna
- VII.Libera me

Dernière mise à jour il y a 14 h
Monument de son auteur, le Requiem de Verdi transcende l’office funèbre pour construire une cathédrale sonore. Oscillant entre le fracas du Dies irae et les murmures du Libera me, il sonde avec force les passions humaines, entre effroi et espérance. Conçu comme un hommage à l’écrivain Alessandro Manzoni, disparu en 1873, le Requiem de Verdi fut créé à Milan l’année suivante, sous la direction du compositeur, conquérant d’emblée son public. Son originalité tient à l’alliage inédit qu’il opère entre le cadre liturgique et l’expression la plus lyrique. Verdi y mobilise son génie de dramaturge : au déferlement tumultueux du Dies irae, répondent des pages introspectives, telle la sérénité pastorale de l’Agnus Dei ou les enluminures polyphoniques du Sanctus. Parcourant l’intégralité du spectre émotionnel, cette partition s'impose, par la démesure de son inspiration et la maîtrise de son orchestre, comme l’un des piliers incontournables du répertoire sacré.
1 h 30

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










