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Thématique américaine pour l’Orchestre national d’Île-de-France : aux « classiques » du répertoire que sont Un Américain à Paris de Gershwin et les Danses symphoniques de West Side Story de Bernstein répond le Concerto pour violon n° 1 de Philip Glass. Le Premier Concerto pour violon de Glass marque un tournant dans son œuvre, jusqu’ici consacrée à l’opéra, à la musique de film ou de danse, ainsi qu’à son propre ensemble : le compositeur se tourne vers une forme particulièrement riche d’histoire, qu’il féconde de son langage personnel. C’est à Robert McDuffie, familier de cette partition et dédicataire du concerto suivant de Glass, qu’il revient d’interpréter la partie soliste de cette œuvre où le compositeur rend hommage à son propre père. Hommage aussi chez Camille Pépin, qui s’inspire de la Symphonie « Du Nouveau Monde » de Dvořák pour sa pièce Un monde nouveau. Dédiée à l’ONDIF, cette partition ne fait pas référence aux États-Unis, contrairement à son modèle, mais « symbolise l’idée de la reviviscence de notre Terre, d’un nouveau monde qui se régénère à partir de l’ancien », comme l’explique la compositrice.
Entracte
arrangement de Frank Campbell-Watson

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










