- I.Avec emportement (Dédié à Madame André Messager)
- II.Lento molto (Dédié au Lieutenant Jacques Charlot, mort au champ d'honneur)
- III.Scherzando (Dédié à Igor Stravinsky)

Dernière mise à jour il y a 19 h
Duo complice depuis plus d’une décennie, Martha Argerich et Iddo Bar-Shai explorent leur répertoire à quatre mains ou deux pianos, avant d’être rejoints par Magdalena Kožená pour les Chansons moraves de Janáček et Dichterliebe de Schumann. L’introspection romantique et le lyrisme chaleureux du Rondo D 951 de Schubert ne laissent en rien deviner qu’il a été composé l’année de sa mort. En blanc et noir annonce en revanche, ne serait-ce que par son titre, les circonstances de sa genèse : au cœur de la Grande Guerre, la santé de Debussy se détériore – en témoigne le second mouvement, lent et sombre. Tout l’inverse de Ma mère l’Oye, nimbée de la fascination de Ravel pour le monde enfantin. Un monde que Robert Schumann peut enfin envisager lorsqu’il compose ses Dichterliebe : en 1840, il épouse Clara Wieck, et Heinrich Heine lui permet de chanter les « amours du poète ».
Entracte
13 min

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










