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Dernière mise à jour il y a 12 h
Autour du Concerto « Empereur » de Beethoven interprété par Stephen Hough, Klaus Mäkelä déroule un fil finlandais : il dirige Helix et la Suite Lemminkäinen de ses compatriotes Esa-Pekka Salonen et Sibelius. En 2020, lorsqu’il avait pris la tête de l’Orchestre philharmonique d’Oslo, Mäkelä s’était lancé dans l’aventure inédite d’une intégrale des symphonies de Sibelius qui avait été enregistrée par Decca, une manière franche d’exprimer son appartenance à la filiation finlandaise. Le jeune chef a en effet été formé, comme Salonen, à l’Académie Sibelius d’Helsinki, ainsi rebaptisée en 1939 pour rendre hommage à son plus ancien et célèbre élève. Il dirige la Suite Lemminkäinen du compositeur, un ensemble de quatre pièces symphoniques inspirées du Kalevala, l’épopée finnoise du XIXe siècle. « Je suis réellement un peintre et un poète des notes, écrivait Sibelius au moment de la composition. De là mon intérêt pour le poème symphonique… » En introduction au programme, Helix, courte pièce composée par Esa-Pekka Salonen en 2005, joue sur la métaphore de la spirale. L’accélération intraitable du tempo lui confère une efficacité dramatique enivrante.
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Entracte

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










