- I.Moderato
- II.Adagio sostenuto
- III.Allegro scherzando

Dernière mise à jour il y a 11 h
Dans sa fièvre postromantique et sa folle virtuosité, le Concerto n° 2 de Rachmaninoff compose un diptyque avec le symbolisme angoissé de L’Île des morts. En prime, une création du compositeur Thomas Larcher, lui-même pianiste. Créé à Moscou en 1901 par Rachmaninoff lui-même, le Concerto n° 2 fit office pour le jeune compositeur, après l’échec cuisant de sa première Symphonie, de véritable thérapie. Car cette fois, le succès fut au rendez-vous, et pour longtemps ; on se souvient d’une Marilyn Monroe émue aux larmes qui déclarait, dans Sept ans de réflexion : « chaque fois que je l’entends, j’éclate en morceaux… » Nul ne peut en effet oublier le carillon lugubre du piano à l’Ouverture, emporté ensuite par un lyrisme irrépressible, la poésie nocturne du deuxième mouvement, la virtuosité transcendante du Finale, dans lequel certains accords semblent parfois écrits… pour les seules mains de Rachmaninoff ! Inspiré du célèbre tableau d’Arnold Böcklin, L’Île des morts est poème symphonique au symbolisme puissant, dans lequel les ondulations funèbres de la barque de Charon, rehaussées du terrible Dies irae, alternent avec les souvenirs, plus mélodiques, des joies de la vie terrestre. C’est au compositeur autrichien Thomas Larcher, également pianiste, qu’il revient, avec une toute nouvelle partition, de placer ses pas dans ceux du grand Sergueï ! La pièce de Thomas Larcher est une commande de La Cité de la musique-Philharmonie de Paris, du Royal Concertgebouworkest Amsterdam, du Chicago Symphony Orchestra et du Berlin Philharmonic Orchestra.
Entracte

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










