Ouverture

Dernière mise à jour il y a 1 h
Les somptueux paysages sonores de l’Europe du Nord : une page allègre de Nielsen, le lyrisme lumineux du Concerto pour violon de Sibelius, la sombre densité de son ultime symphonie et la fraîcheur d’inspiration de Peer Gynt de Grieg. Le Concerto pour violon de Sibelius, dans sa version révisée, fut créé à Berlin en 1905 sous la direction de Richard Strauss. Sur les frémissements de l’orchestre, la pureté du chant soliste jaillit dès les premières mesures – que le compositeur qualifia lui-même « d’idée d’ouverture merveilleuse » – avant que son finale, cette « polonaise pour ours polaires » (Donald Tovey), ne s’embrase en rythmes vigoureux. Cette maturité créatrice culmine dans la Symphonie n° 7, née en 1924 d’une période de travail intense et d’abord présentée comme Fantasia sinfonica, marquant une conception novatrice de la forme. Ce voyage aux teintes nordiques s’achève dans la fraîcheur mélodique et les rythmes irrésistibles de la Suite n°1 de Peer Gynt de Grieg.
Ouverture
Entracte
Suite n°1

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










