
Dernière mise à jour il y a 21 h
La musique sacrée moderne domine ce programme d’une délicate inspiration spirituelle, dans lequel la présence d’Arthur Oldham nous rappelle l’instrument extraordinaire qu’est le Chœur de l’Orchestre de Paris. Composée sur un texte écrit au dix-huitième siècle par le poète Christopher Smart – alors confiné dans un asile de Londres –, la cantate Rejoice in the Lamb de Benjamin Britten célèbre la manière dont chaque créature, humaine, animale ou végétale, trouve sa joie en Dieu. Constituée de dix courtes sections, l’œuvre évoque ainsi un chat, une souris, des fleurs, mais aussi la musique elle-même, qui retentit en un vibrant Alleluia. Très lié à Britten, dont il fut l’élève, Arthur Oldham n’est nul autre que celui qui fonda en 1979, à la demande de Daniel Barenboim, le Chœur de l’Orchestre de Paris ! Témoignage de sa piété mariale, In Praise of the Virgin renouvelle, avec subtilité et grâce, la tradition du Salve Regina. Comme Fauré, Debussy ou encore Schönberg, Jean Sibelius subit l’enchantement de la pièce de Maeterlinck, Pelléas et Mélisande. L’arrangement réalisé par Richard Wilberforce confie à la seule pureté du chœur la poésie de cette musique enchantée, à la fois pastorale et maritime. En trois mouvements et composé sur des textes en hébreu, Chichester Psalms témoigne de toute la verve habituelle de Bernstein, qui va parfois jusqu’à retrouver, dans cette œuvre sacrée, des accents de West Side Story !

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France





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