- I.Allegro con brio
- II.Marcia funebre: Adagio assai
- III.Scherzo: Allegro vivace
- IV.Finale: Allegro molto
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Dernière mise à jour il y a 23 h
Depuis quelques années, l’Orchestre de l’Opéra Royal est dirigé par le jeune chef Théotime Langlois de Swarte, dont la fougue et l’inventivité nourrissent cette collaboration artistique de haut vol. Ensemble, ils abordent le monumental cycle des symphonies de Beethoven, pour une première à l’Opéra Royal ! Si la Troisième Symphonie, dite « Héroïque », marque la naissance du romantisme par son ampleur inédite et sa force dramatique, la Septième, qualifiée par Richard Wagner d’« apothéose de la danse », déploie une énergie rythmique et une joie dionysiaque qui continuent de fasciner par leur modernité. L’« Héroïque » nous plonge dans une épopée sonore où la célèbre « Marche funèbre » côtoie l’éclat des idéaux de liberté. En miroir, la Septième Symphonie abandonne la narration pour se concentrer sur l’ivresse du mouvement. Son célèbre Allegretto, d’une mélancolie lancinante, précède un final virevoltant qui semble emporter l’orchestre dans un véritable tourbillon de vie. Les Productions de l’Opéra Royal.
Entracte

650 places

Situé à l'extrémité de l'aile du Nord du Château de Versailles, l'Opéra Royal est le plus grand théâtre de cour du monde lors de sa construction. Sa réalisation, sans cesse repoussée sous Louis XIV et Louis XV, est finalement achevée par l'architecte Ange-Jacques Gabriel. Inauguré en 1770 pour les festivités du mariage royal, il marque l'apogée du style néoclassique et du faste de l'Ancien Régime. L'illusion visuelle de la salle est totale : bien qu'il semble entièrement fait de marbre, l'édifice est en réalité construit presque exclusivement en bois peint (le faux marbre étant alors considéré comme un raffinement suprême et plus adapté aux contraintes de temps). Sa structure adopte une forme originale d'hémicycle tronqué, et la décoration déploie une harmonie de bleus, de dorures et de miroirs qui rappelle le faste de la Galerie des Glaces. La machinerie d'origine, conçue par Blaise-Henri Arnoult, permettait à l'époque de remonter le plancher de la salle au niveau de la scène pour transformer le théâtre en une immense salle de bal ou de banquet en seulement quelques heures. Après avoir traversé les tourmentes de l'Histoire (il a notamment servi de salle de séances pour l'Assemblée nationale en 1871), l'Opéra Royal a été entièrement restauré et rendu à sa vocation artistique originelle. Géré aujourd'hui par Château de Versailles Spectacles, il est le temple incontournable de : - La redécouverte et la recréation des chefs-d'œuvre de l'opéra baroque français, italien et allemand (Lully, Rameau, Charpentier, Gluck). - Les concerts symphoniques de musique ancienne, les récitals de chant lyrique et les ballets historiques. - Les enregistrements discographiques de haut niveau grâce à son propre label (Château de Versailles Spectacles). Sur le plan acoustique, la construction intégrale en bois fait de cette salle un outil d'une qualité phénoménale, agissant comme la caisse de résonance d'un immense violoncelle. Le son y est exceptionnellement chaleureux, rond et flatteur pour les voix lyriques et les orchestres jouant sur des instruments en cordes de boyau d'époque.

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