- I.Adagio

Dernière mise à jour il y a 12 h
Klaus Mäkelä à la tête du Chicago Symphony Orchestra, dont il sera le prochain directeur musical (à partir de septembre 2027), pour deux soirées de concert. La première met en regard Sibelius et Chostakovitch. Il y a entre Klaus Mäkelä et son compatriote Sibelius une proximité irréfutable. À la tête de l’Orchestre philharmonique d’Oslo, où il a pris ses fonctions en 2020, le chef avait ainsi enregistré (à seulement vingt-cinq ans) une intégrale des symphonies de Sibelius remarquée. Conception claire de la forme, mise en valeur des subtilités de l’orchestration et sens du contraste font partie des qualités qui enthousiasment chez Mäkelä. À la Philharmonie, il dirige la Septième Symphonie, qui est l’œuvre même qui avait scellé son entente avec les musiciens d’Oslo. Le chef, qui accorde une grande importance à l’équilibre de ses programmes de concert, la couple avec une autre œuvre qu’il connaît bien : la Quatrième Symphonie de Chostakovitch, une œuvre âpre et prenante qui nécessite une direction capable de prendre de la hauteur.
Entracte

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










