- I.Allegro
- II.Adagio
- III.Menuetto. Allegretto
- IV.Prestissimo

Dernière mise à jour il y a 20 h
Pour son premier récital à la Philharmonie de Paris, Evgeny Kissin met en lumière le prodigieux parcours de Beethoven : à la toute première sonate succèdent la captivante « Quasi una fantasia » et les Variations Diabelli, couronnement de son œuvre pianistique. Dès sa Sonate pour piano n° 1, Beethoven s’impose par un coup de maître d'une extraversion réjouissante. Six ans plus tard, il écrit avec la Sonate n°13 « Quasi una fantasia » l’une de ses pages les plus lumineuses. Mais c’est avec les Variations Diabelli que le compositeur atteint un des sommets absolus de son œuvre. À partir du thème anodin d’une valse, il édifie une cathédrale sonore aux dimensions colossales, d’un foisonnement inouï. L’audace y épouse une variété de sentiments exceptionnelle, naviguant de l’exubérance à l’abattement, d’une vitalité presque sauvage à une mélancolie indicible. Gageons qu’Evgeny Kissin, l’un des très grands noms du piano contemporain, saura rendre justice à cette mosaïque émotionnelle.
Entracte

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










