- I.Prologue
- II.Acte I
- III.Acte II
- IV.Acte III
- V.Acte IV
- VI.Acte V

Dernière mise à jour il y a 1 h
Tempête, fièvre amoureuse, vociférations des Parques : Hippolyte et Aricie, à sa création, suscita émoi et épouvante. Christophe Rousset et Les Talens lyriques célèbrent aujourd’hui des pages dont l’audace anticipe sur des siècles de musique à venir. C’est à l’Académie Royale de Musique, le 1er octobre 1733, que retentit pour la première fois la tragédie d’Hippolyte et Aricie. Musicien réputé difficile et théoricien aride, Rameau livrait là une partition d’une richesse inédite, si foisonnante qu’elle déclencha aussitôt l’une des joutes esthétiques dont l’époque avait le secret. Le mot « baroque ! » fut jeté comme une insulte, et Campra déclara : « Il y a dans cet opéra assez de musique pour en faire dix ! ». Il y avait, de fait, de quoi s’émerveiller : à la profusion mélodique, Rameau ajoutait une audace harmonique sans précédent, au point d’épouvanter les musiciens qui refusèrent de jouer le fameux « Trio des Parques ». Claude Debussy, en composant l’« Hommage à Rameau » de ses Images, savait à quoi s’en tenir : plus qu’un jalon, Hippolyte et Aricie paraphe l’acte de renaissance du théâtre lyrique français.








2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










