- I.Prélude (Quasi adagio)
- II.Fileuse (Andantino quasi allegretto)
- III.Sicilienne (Allegro molto moderato)
- IV.La Mort de Mélisande (Molto adagio)

Dernière mise à jour il y a 2 h
Entre mystères de la poésie symboliste et expression d’une aspiration au dépassement mystique, ce programme exceptionnel nous entraîne, grâce à quatre superbes pages musicales, aux confins du monde érotique et de la vie spirituelle. Fasciné, comme Debussy, par le drame symboliste de Maeterlinck, Pelléas et Mélisande, Fauré en donna une traduction musicale d’un raffinement inouï, dans laquelle émergent en particulier la célèbre Sicilienne, tout en fraîcheur mélodique, et la poignante marche funèbre déplorant la mort de Mélisande. D’une seule grande coulée, mais comprenant pourtant des épisodes contrastés, le Concerto pour orgue de Poulenc a recours, entre extrême ténuité, virtuosité et puissants accords dramatiques, à toutes les ressources de l’instrument-roi, non sans rendre hommage, au passage, au « maître » Jean-Sébastien Bach. D’esprit beaucoup plus profane, le Prélude à l’après-midi d’un faune se présente comme une libre illustration, par Debussy, du célèbre poème de Mallarmé. Riches de sensualité mélodique et de panthéisme voluptueux, ces dix minutes orchestrales brillent au firmament de la musique française. Avec son Poème de l’extase, Scriabine livre quant à lui, avec ses textures fascinantes et son indicible énergie, la quintessence de ses conceptions théosophiques sur la fusion entre l’homme créateur et la conscience divine universelle.
Entracte

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










