- I.Allegro ma non tanto
- II.Intermezzo: Adagio
- III.Finale: Alla breve

Dernière mise à jour il y a 11 h
Everest du piano, le Concerto n° 3 de Rachmaninoff déploie une puissance herculéenne. Kirill Gerstein relève le défi, avant que Riccardo Chailly ne dévoile la séduction de l’une des partitions les plus luxuriantes du répertoire. Sans doute n’existe-t-il pas, dans tout le répertoire pour piano et orchestre, de pièce aussi exigeante que le Concerto n° 3 (1909) de Rachmaninoff – défi ultime à bien des égards pour tout virtuose qui se respecte. Un tour de force technique, mais surtout un ouvrage intensément expressif, de sa mélancolique introduction, jusqu’à l’embrasement final où soliste, orchestre et chef s’unissent en une joyeuse épiphanie. Avec Shéhérazade (1888), d’après des contes des Mille et Une Nuits, Rimski-Korsakov a écrit une œuvre particulièrement brillante. Un ton irréel côtoie un souffle épique, des danses tour à tour graciles et vigoureuses encadrent les solos enchanteurs du premier violon : la magie d’un Orient sublimé et rêvé.
Entracte

2 400 places

La Grande salle Pierre Boulez est le cœur battant du bâtiment futuriste de la Philharmonie de Paris, imaginé par Jean Nouvel au cœur du parc de la Villette. Rompant radicalement avec le modèle traditionnel de la salle "en boîte de chaussures" (comme le Musikverein de Vienne), elle intègre un concept architectural et acoustique novateur qui combine les modèles de l'arène "en vignoble" et de la boîte classique. L'exploit réside dans ses balcons suspendus qui semblent flotter dans l'espace, créant une atmosphère d'une poésie visuelle unique. L'acoustique, d'une perfection absolue, a été développée par les experts Sir Harold Marshall (Marshall Day Acoustics) et Yasuhisa Toyota (Nagata Acoustics). Elle repose sur un volume d'air immense (30 000 mètres cubes) permettant au son de se déployer avec une rondeur exceptionnelle, tandis que des réflecteurs acoustiques mobiles (canopies) et des parois incurvées garantissent une clarté et une présence sonore optimales, même pour les pianissimos les plus délicats. De plus, la distance maximale entre le chef d'orchestre et le spectateur le plus éloigné n'est que de 32 mètres, offrant une intimité rare pour une salle de cette envergure. La salle abrite un orgue monumental de la manufacture Rieger, inauguré en 2016, doté de 91 jeux et 6 055 tuyaux, spécialement conçu pour le répertoire symphonique avec orgue. Cette scène accueille les plus grands orchestres philharmoniques du monde ainsi que ses formations résidentes et associées de premier plan : - L'Orchestre de Paris - Les Arts Florissants - L'Ensemble intercontemporain (fondé par Pierre Boulez lui-même) - L'Orchestre de chambre de Paris - L'Orchestre National d'Île-de-France










